Le patrouilleur Maxime Tremblay de la Sûreté du Québec, le planchiste Jacob Perreault, Lisanne Corriveau, mère de famille et initiatrice du projet ainsi que Michel Angers, maire de Shawinigan ont procédé à l’inauguration du parc de planches à roulettes au parc Antoine St-Onge.

Un nouveau parc de planches à roulettes à Shawinigan

SHAWINIGAN — Les adeptes de planches à roulettes, de trottinettes et de BMX de Shawinigan pourront maintenant pratiquer leur passion en toute sécurité. La Ville de Shawinigan a procédé vendredi à l’inauguration de son deuxième parc à planches, situé au parc Antoine-St-Onge.

De plus, afin de permettre à tous de profiter des deux installations, la Régie de transport en commun de Shawinigan a pris la décision d’offrir gratuitement le transport en autobus pour ceux qui auront dans les mains une planche ou une trottinette.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers soutient que les bottines suivent les babines. «Je peux dire mission accomplie. C’est un grand jour, un grand moment aujourd’hui. C’est un projet qui me tenait à coeur, nous sommes très contents d’offrir aux adeptes un deuxième site très différent du premier, mais d’une aussi grande qualité», affirme-t-il.

Le premier parc de planches à roulettes, qui se situe au parc Frank-Gauthier dans le secteur Grand-Mère, a officiellement été inauguré en octobre 2017. Près d’un an plus tard, les jeunes pourront pratiquer leur loisir préféré dans le secteur Shawinigan, plutôt qu’à l’éco-centre.

Rappelons qu’il y a deux ans, à la suite de plaintes de commerçants sur la 5e rue de la Pointe, la mère de famille Lisanne Corriveau avait accompagné son fils et ses amis à une séance du conseil municipal. Ceux-ci avaient demandé aux élus la permission de pratiquer sur le terrain vacant de l’avenue de la Transmission, en attendant de trouver un site sécuritaire. Le maire Michel Angers avait salué l’initiative en indiquant que le conseil avait un projet de parc de planches à roulettes. Mme Corriveau se dit d’ailleurs très fière du chemin qu’elle a parcouru avec ces adolescents.

Un nouveau départ
La Ville de Shawinigan a investi 200 000 $ dans ce projet qui démontre la promotion de l’activité physique chez la nouvelle génération. «C’est un peu plus que ce que l’on avait prévu, mais en même temps, on s’est engagé à faire un skate park à la hauteur de votre talent», a dit le maire en s’adressant aux jeunes. «Si on veut que la jeunesse montre l’exemple, il faut leur donner des infrastructures de qualité», ajoute-t-il. Les deux parcs sont d’ailleurs complémentaires, puisque le premier est de niveau débutant et que le second est de niveau avancé.

Selon Jean-Yves Tremblay, conseiller municipal du district des Hêtres, cet investissement permettra un nouveau départ pour la transformation à venir du parc Antoine-St-Onge. «C’est rafraîchissant de voir que la Ville a pris en main de saines habitudes de vie. Ce parc avait besoin d’amour» affirme le conseiller. Pour le conseil, il était clair que les deux sites devaient être accessibles à tous les citoyens de la ville, et même à ceux de l’extérieur. Pour le reste de la saison estivale, le transport par autobus sera gratuit. En outre, à l’occasion de l’inauguration, l’éclairage sera réajusté et une fontaine sera installée au skate park.

L’agent Maxime Tremblay, patrouilleur au poste de Shawinigan, était présent lors de l’inauguration. L’ancien amateur de planche à roulettes en a profité pour enfiler son casque et ses espadrilles pour rouler en compagnie des adolescents. Maxime Tremblay souligne l’importance de telles installations. «Nous avons remarqué ces derniers temps que la Sûreté du Québec s’impliquait étroitement avec la municipalité pour sécuriser et encadrer les pratiques de ce sport dans les installations situées pas loin de l’éco-centre. Ça nous permettait de rencontrer les jeunes dans leur milieu et de créer des liens plus étroits. En se déplaçant dans des endroits comme ça, ça brise la barrière qui est créée par l’uniforme», dit-il.

Jacob Perreault, 14 ans, compte remercier la Ville d’avoir réalisé ce projet. «Quand je vois ce qu’on a aujourd’hui, je suis content. On va pouvoir s’amuser chaque jour, sécuritairement», conclut le jeune planchiste.