Pierre Giguère sollicite un deuxième mandat à la population, cette fois dans le nouveau comté de Laviolette - Saint-Maurice.

Un lancement sans journalistes

Shawinigan — Le candidat libéral du nouveau comté de Laviolette - Saint-Maurice, Pierre Giguère, a procédé à l’ouverture officielle de son principal local de campagne jeudi dernier, sur la 5e Rue de la Pointe, sans inviter les journalistes. Un bête oubli, assure-t-il, que le député sortant a voulu rattraper mardi en publiant un communiqué de presse sur ses premiers engagements électoraux.

Sans être une pratique coulée dans le béton, l’inauguration d’un local électoral représente souvent l’occasion, pour les candidats, de dévoiler quelques priorités si la population leur fait confiance le jour du vote. Cette coutume leur permet également de faire connaître l’endroit où des militants accueilleront les électeurs en quête d’information.

Les libéraux de Laviolette - Saint-Maurice ont procédé à ce lancement le 30 août en fin de journée. Selon M. Giguère, une centaine de personnes se sont déplacées à l’ancien restaurant Le Mémento. Les journalistes n’avaient toutefois pas été convoqués pour cette activité.

«Nous avions invité nos membres, des bénévoles pour l’ouverture du local», commente M. Giguère. «On aurait dû (inviter les médias), mais ça n’a pas été fait. Ce n’était pas volontaire. Il y a beaucoup de gens à recruter; ça va à la vitesse grand V. Le soir de l’inauguration, on s’est aperçu qu’on n’avait pas invité les journalistes!»

En plus du local principal, l’équipe du député sortant peut accueillir les gens à deux autres endroits, dans le secteur Grand-Mère et à La Tuque.

Priorités
S’il est élu le 1er octobre, M. Giguère s’engage à poursuivre les démarches pour offrir un service de dialyse dans le secteur Grand-Mère. Une initiative récente inspirée de commentaires entendus dans cette partie de Shawinigan et dans la MRC de Mékinac.

«J’ai été interpellé par des patients et j’ai mandaté l’un d’eux de me trouver le nombre de personnes qui suivent ces traitements à Trois-Rivières qui viennent de Shawinigan et de Mékinac. Le monsieur m’est revenu avec 36 ou 37 noms, avec des numéros de téléphone.»

En août, lors d’une rencontre avec le président - directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Martin Beaumont, le député libéral lui a demandé combien fallait-il de bénéficiaires du service de dialyse pour l’offrir sur un territoire.

«Il m’a dit 25 ou 30», sourit M. Giguère. «J’ai sorti ma liste! Je pense donc que c’est quelque chose de réalisable et je veux amener ce service dans le secteur Grand-Mère, pour toucher aussi les gens de Mékinac.»

Rappelons que la députée sortante de Laviolette, Julie Boulet, a réussi à créer ce service à La Tuque au cours du dernier mandat, après plusieurs années d’attente.

Parmi ses autres priorités, M. Giguère veut développer un service d’accompagnement et de formation pour combler le manque de main-d’œuvre. Il rappelle que la recherche d’employés qualifiés ne passe pas uniquement par l’immigration, mais également vers un soutien encore plus étroit envers les personnes aptes au travail qui peinent à intégrer le marché.

«Il y a beaucoup d’accompa- gnement individuel à faire, mais il manque d’argent», reconnaît-il. Même préoccupation envers les organismes communautaires, dont les besoins ne font que s’accentuer, observe-t-il.

Bien qu’il souhaite la réalisation du dragage du bassin de la rivière Grand-Mère le plus rapidement possible, M. Giguère désire également que les personnes à mobilité réduite puissent avoir un accès plus facile au parc. Il croit pouvoir trouver des programmes qui supporteraient ces aménagements.

Enfin, M. Giguère appuie les paramédics de La Tuque dans leur combat pour éliminer les horaires de faction. «Bien sûr, des horaires à l’heure, c’est plus dispendieux», souligne-t-il. «Mais la sécurité des gens, pour moi, ça n’a pas de prix. Surtout sur un immense territoire comme celui-là.»

Au nord du comté, le projet de bioraffinerie de La Tuque retient aussi l’attention du député sortant. «J’ai les 500 emplois en tête», mentionne-t-il. «On doit préparer le terrain pour les combler le plus possible avec des gens de la région. Il faut prévoir quels seront les postes. Peut-on donner immédiatement la formation pour les citoyens de La Tuque et les communautés autochtones?»