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Reycel Rodriguez Montero
Reycel Rodriguez Montero

Un homme paraplégique se fait voler son vélo en pleine rue [ARTICLE AUDIO]

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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C’est une fin de soirée bien dramatique qu’a vécue Reycel Rodriguez Montero, le 16 juillet dernier. Alors qu’il rentrait chez lui au petit matin, le paraplégique est tombé de son fauteuil roulant, en pleine rue. Après avoir perdu conscience, il s’est réveillé pour se rendre compte que son vélo adapté, qui était fixé à son fauteuil, lui avait été dérobé.

«Mon vélo, je l’utilise tous les jours pour me déplacer, été comme hiver. C’est comme mes jambes. Depuis que je ne l’ai plus, je ne me déplace plus beaucoup», déplore Reycel.

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L’homme garde un souvenir très flou de la nuit du 15 au 16 juillet. Il se souvient être sorti d’un bar du centre-ville vers minuit ou 1h du matin.

«Quand je suis tombé, j’ai essayé de me relever, mais je n’ai pas réussi. Après, je ne me souviens pas trop. Il y a quelqu’un qui s’est arrêté en vélo. Plus tard, quelqu’un d’autre s’est arrêté, en auto. Il m’a aidé à me relever et m’a ramené chez moi. Mais mon vélo avait disparu», relate-t-il.

En plus de son vélo adapté, Reycel se serait également fait voler plusieurs effets personnels, donc sa carte bancaire.

Sébastien Goyette Cournoyer affirme avoir vu Reycel au sol, vers 3h du matin, alors qu’il circulait en vélo sur la rue Saint-Denis. Il s’est arrêté pour lui porter assistance.

«Je lui ai demandé s’il était correct. Il saignait du nez et il était confus. Je l’ai aidé à se tasser sur le côté de la rue. On a parlé cinq minutes, je lui ai demandé s’il voulait que j’appelle une ambulance, puis un autre gars est arrivé en vélo. Il le connaissait, il l’a appelé par son nom. Il lui a aussi demandé s’il voulait qu’il appelle une ambulance, mais il (Reycel) a refusé, il lui a demandé une cigarette. Il lui a offert de le raccompagner chez lui, alors je suis reparti», raconte-t-il.

Lorsqu’il a quitté Reycel, celui-ci avait encore son vélo adapté, affirme M. Goyette Cournoyer. Bien qu’il ne veuille pas lancer d’accusations en l’air, il semble évident que le second cycliste qui s’est arrêté pourrait détenir la clé du mystère, puisqu’il n’a manifestement pas ramené Reycel chez lui, du moins, pas selon ce dernier.

«J’ai écrit à Reycel, je lui ai offert de le rencontrer pour lui donner la description du gars à vélo», ajoute-t-il.

M. Goyette Cournoyer compte également contacter la police de Trois-Rivières pour lui donner sa déposition.

En attendant que la police retrouve son vélo, si elle y parvient, une amie de Reycel a mis sur pied une campagne de sociofinancement, sur la plateforme GoFundMe. En effet, puisque le véhicule coûte plus de 8000 $, il semble peu probable que Reycel puisse s’en payer un nouveau. En quatre jours, la campagne a permis de recueillir plus de 2700 $.