François Bernier, cofondateur de La Brouette, est ici accompagné de Gabrielle Champagne, orthopédagogue aux écoles Saint-Philippe et Monde-Ami, de même que des élèves Raphaelle et Isaac Lefebvre et de Violette Molina-Gagnon.
François Bernier, cofondateur de La Brouette, est ici accompagné de Gabrielle Champagne, orthopédagogue aux écoles Saint-Philippe et Monde-Ami, de même que des élèves Raphaelle et Isaac Lefebvre et de Violette Molina-Gagnon.

Un grand potager urbain sur les terrains de l’ancienne église Saint-Philippe

TROIS-RIVIÈRES — De multiples initiatives de jardinage verront le jour cet été à Trois-Rivières, des initiatives qui viseront à la fois à permettre aux citoyens de cultiver des potagers publics, mais également d’assurer une plus grande sécurité alimentaire pour plusieurs organismes communautaires. Dans cette foulée, le terrain de l’ancienne église Saint-Philippe changera temporairement de vocation et deviendra un grand potager urbain.

Les différentes initiatives sont menées par l’organisme La Brouette, dont la mission est de développer et de promouvoir l’agriculture urbaine et un mode de vie sain et écoresponsable. «L’engouement pour le jardinage a doublé d’intérêt auprès de la population pendant le confinement. En plus de se révéler une belle façon de passer le temps, le jardinage s’avère d’autant plus important en contexte de pandémie en raison notamment de l’approvisionnement plus difficile, de l’accès limité aux commerces et de la hausse du coût des aliments à prévoir. Le thème de la sécurité alimentaire a d’ailleurs occupé une place importante dans les médias, et les occasions de mieux assurer notre alimentation ont été mises de l’avant à de nombreux endroits, et Trois-Rivières ne fait pas exception» déclare François Bernier, cofondateur de La Brouette.

Ainsi, un potager de bonne dimension est déjà aménagé sur les terrains de l’ancienne église Saint-Philippe. D’autres installations, comme des cadres et des barils, y seront bientôt ajoutés. Présentement, le potager couvre une superficie d’environ 6 pieds par 8 pieds, mais les nouveaux aménagements multiplieront par quinze cette superficie, explique M. Bernier.

On sait que sur ces terrains devraient bientôt se dresser de nouveaux immeubles de l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières, mais la construction ne démarrera pas encore cet été. «La Ville nous a permis de pouvoir profiter de ce terrain durant l’été pour accroître l’agriculture urbaine», se réjouit Joelle Carle, cofondatrice de La Brouette.

À cet endroit, les citoyens du quartier seront invités à venir à la fois assurer l’arrosage et l’entretien du potager, mais également profiter des récoltes. Les élèves et le personnel de l’école Saint-Philippe prennent d’ailleurs part à l’initiative, en ayant notamment démarré des semis en classe et effectué plusieurs recherches sur le sujet. Ils se sont même promis de participer à l’arrosage, a fait remarquer l’orthopédagogue Gabrielle Champagne.

Le terrain de l’ancienne église Saint-Philippe changera temporairement de vocation et deviendra un grand potager urbain.

Carré de la Fosse, Roger-Guilbault et Terrasse Turcotte

En outre, les cultures du Carré de la Fosse, cet espace situé face à l’hôtel Delta au centre-ville, seront remises à l’organisme Point de Rue, qui distribue chaque semaine des repas à ses usagers. Le choix des cultures a d’ailleurs été ajusté afin de répondre au besoin alimentaire de l’organisme.

«C’est la première fois que La Brouette travaillera à cultiver des légumes dans un but de production. En temps normal, notre mission est basée sur la sensibilisation et la découverte. Nous sommes fiers de procurer aux gens de notre région des aliments sains et frais», explique François Bernier.

Par ailleurs, un projet de jardin collectif devait voir le jour au parc Roger-Guilbault du secteur Sainte-Marthe par la Maison des jeunes le Chakado, mais la distanciation sociale a forcé la remise du projet à l’an prochain. À la demande de la Ville, c’est donc La Brouette qui assurera l’entretien de ce potager, dont les récoltes seront remises aux organismes Ebyôn et le Bon Citoyen.

Finalement, la moitié des bacs situés sur la Terrasse Turcotte, dans le centre-ville, seront réservés à la culture d’aliments sur le modèle des Incroyables comestibles, des aliments qui seront donc accessibles à tous.

En raison des consignes sanitaires en vigueur, les citoyens qui cueilleront cette nourriture sont invités à bien se laver les mains avant et après la cueillette et à laver les aliments avant de les consommer.

Collecte de fonds

Afin de mener à bien les projets du terrain de l’ancienne église Saint-Philippe et du parc Roger-Guilbault, l’équipe de La brouette a sollicité des dons parmi ses abonnés à l’infolettre. En moins de 24 h, plus de 300$ ont été amassés. Différents dons, comme des outils et de la terre, ont également été reçus.

Les personnes intéressées à contribuer peuvent visiter le site https://www.labrouette.ca/jardinssolidaires/