Un volet recherche a aussi été mis sur pied afin de familiariser les bénévoles avec le terrain.

Un exercice pour être prêts

Lorsqu’il se produit des catastrophes naturelles ou que des personnes en détresse doivent être secourues, le temps d’intervention est primordial. Et tous les intervenants doivent collaborer pour que les opérations de sauvetage soient menées de façon efficace. C’est pour ces raisons que près de 150 personnes participaient samedi à Trois-Rivières au 3e Rendez-vous des bénévoles en sécurité civile.
Les bénévoles ont été confrontés à un scénario de microrafale ayant touché le secteur Saint-Louis-de-France de la ville de Trois-Rivières.

De tous les horizons, ces bénévoles répondaient à un scénario bien défini. Une microrafale avait touché le secteur Saint-Louis-de-France, ce qui avait entraîné des inondations localisées, des routes impraticables, des pannes électriques et de télécommunications. De plus, des signaux de détresse provenant de balises aériennes et terrestres étaient visibles. Et une dizaine de personnes étaient blessées et nécessitaient des interventions rapides.

Ce rendez-vous devait à l’origine avoir lieu en mai dernier à la base plein-air Ville-Joie, mais en raison des inondations, il a dû être reporté de quelques mois.

Plusieurs organismes ont pris part à cette simulation, dont l’Ambulance Saint-Jean, l’Armée du Salut, l’Association de sécurité civile du Québec, l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage, la garde côtière auxiliaire, Radio amateur du Québec, Sauvetage et recherche aérienne du Québec ainsi que le Service d’intervention d’urgence civile du Québec.

«L’objectif des Rendez-vous bénévoles est de mettre en lumière l’engagement des intervenants et la capacité opérationnelle des bénévoles partout au Québec», soutient Michel C. Doré, directeur du Rendez-vous bénévole et professeur à l’Université du Québec à Montréal en gestion des risques majeurs.

«En faisant des exercices comme celui-ci, ça donne l’occasion de prendre connaissance des ressources qui existent localement et qui peuvent se mobiliser pour venir en aide aux autorités publiques, mais aussi aux victimes.»

Les victimes avaient été maquillées pour ajouter au réalisme de l’opération. Après avoir été retrouvées par les bénévoles et les chiens pisteurs, celles-ci étaient transportées dans un centre de soins temporaire. «On regroupe la diversité des actifs de secours aux personnes.»