Malik Hammadouche

Un endroit à l'étude pour la relocalisation de la mosquée de Trois-Rivières

Les discussions amorcées cette semaine entre la Ville de Trois-Rivières et des représentants du Centre culturel islamique de la Mauricie ont permis de cibler au moins une propriété où pourrait être relocalisée la mosquée.
La communauté musulmane commence à être à l'étroit dans l'actuelle mosquée située sur le boulevard des Forges en face de l'église Saint-Jean-de-Brébeuf. L'endroit peut accueillir environ 200 personnes, alors que la capacité requise à moyen terme est évaluée à environ 600 personnes. Voilà pourquoi la Ville et des représentants de la communauté musulmane se sont réunis jeudi après-midi afin de discuter de la question.
«La Ville a proposé un lieu qu'elle a ciblé compte tenu de ce qu'elle connaît sur le plan immobilier et de ce qui convient aux critères de la Ville, en regardant les besoins de superficie et de proximité de l'université. Elle a proposé un lieu qui semblerait convenir: c'est plus grand, c'est situé proche de l'endroit actuel», déclare Malik Hammadouche, représentant de la communauté musulmane, sans révéler le lieu exact proposé.
Le Centre culturel islamique pourrait devenir locataire ou propriétaire de l'emplacement. Ce dernier doit être en mesure d'offrir une certaine superficie afin de regrouper une salle pour la prière et des locaux servant à des cours et à accueillir des réfugiés de même confession.
Cette communauté souhaite conserver son lieu de culte dans un secteur près de l'université qui accueille de nombreux étudiants de confession musulmane. Ces derniers, ainsi que des réfugiés syriens et irakiens demeurant dans le secteur, n'ont pas nécessairement les moyens de se déplacer vers un secteur éloigné.
«La proposition faite par la Ville de Trois-Rivières est dans le sens de la relocalisation. On va prendre le temps de réfléchir et de consulter les membres dans l'intérêt de tous», ajoute M. Hammadouche, en avançant que la Ville va suggérer d'autres endroits.
Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, affirme que d'autres rencontres auront assurément lieu afin de conclure une entente entre les deux parties.
«On a commencé les discussions pour trouver une solution qui satisfait la communauté musulmane et qui respecte notre réglementation. Lors de la rencontre de jeudi, chacun a parlé de ses besoins. La Ville regarde ce qu'elle peut faire pour les aider, eux vont regarder ce qu'on a mis sur la table. On est en mode solution, on veut les accompagner et ils l'ont compris. Ça va avancer, mais il faut prendre le temps de faire les choses correctement.»
L'ouverture manifestée par la Ville de Trois-Rivières est reçue très positivement par Malik Hammadouche.
«Ça a été une rencontre constructive, on est dans une atmosphère de collaboration. Il n'y a rien d'imposé», se réjouit M. Hammadouche, qui aimerait bien que ce dossier soit réglé d'ici la fin du printemps.