Le die-in voulait illustrer le danger, pour la vie humaine, des changements climatiques.

Un die-in pour la planète

SHAWINIGAN — Environ 80 jeunes de l’école secondaire Val-Mauricie ont simulé la mort, pendant une minute, afin de sensibiliser la population aux graves problèmes environnementaux qui menacent la planète.

Après avoir scandé quelques slogans et brandi des pancartes, sur l’heure du dîner, les jeunes participants se sont simultanément couchés sur le gazon afin d’illustrer que la mort attend les générations futures si rien n’est fait pour préserver l’environnement.

Ce die-in est l’idée de Rosalie Martin, 17 ans, une élève de 5e secondaire de l’école Val-Mauricie. Il s’agit d’une initiative qui n’a rien à voir avec l’école, précise-t-elle. C’est pourquoi l’activité a été réalisée dans le parc municipal situé juste à côté des terrains de l’école. La jeune militante avait lancé un appel à tous les élèves de son école via les réseaux sociaux.

Les participants sont arrivés bien préparés à leur manifestation. Ils ont récupéré le très populaire slogan des syndicats «so-so-so-solidarité» et l’ont transformé en «sau-sau-sau-sauvez la planète!»

«Je crois que c’est important que les jeunes parlent parce que les politiciens, souvent, ne nous entendent pas et là, ça ne va pas bien, l’environnement, et il faut faire quelque chose parce que c’est nous, après ça, qui allons hériter de la Terre», indique Charlie qui est elle aussi en 5e secondaire.

«On veut faire un changement. C’est vraiment important», estime Maïka, 17 ans, qui s’inquiète tout particulièrement des changements climatiques. «Il a neigé le 2 mai. On est au printemps et c’est censé fondre», fait-elle valoir.

Inspirée par la jeune Suédoise Greta Thunberg, dont l’exemple a inspiré des mouvements de manifestations de jeunes en faveur de l’environnement sur toute la planète, Rosalie Martin a décidé de créer un groupe Facebook, il y a deux semaines, pour inviter ses camarades à manifester leurs préoccupations pour leur planète.

Les pancartes des jeunes participants étaient parfois drôles, mais néanmoins très songées. «La température de la planète est plus élevée que mes notes de français», pouvait-on lire sur l’une d’elles. Sur une autre, on lisait: «Cétacé dit la baleine!»

Trois étudiants ont pris la parole au porte-voix. «Il faut adopter une loi climatique pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. Il faut absolument accélérer la transition du pétrole vers les énergies renouvelables. Je demande donc à nos dirigeants d’avoir le courage de prendre le virage qui assurera notre futur et celui des prochaines générations», a lancé l’un d’eux sous les applaudissements nourris des autres élèves.

On demande également «aux municipalités de faire un pas», a fait valoir un autre porte-parole «parce que ce n’est pas juste le gouvernement qui va y arriver tout seul, c’est nous autres ensemble.»

«Achetez localement. Ce sont les meilleurs produits qu’on peut avoir. Utilisez des bouteilles d’eau réutilisables, c’est si facile à faire. Faites du covoiturage au lieu d’utiliser votre voiture. Un geste à la fois, c’est comme ça qu’on va avancer», a plaidé pour sa part Rosalie Martin.

La manifestation aura duré environ 30 minutes et s’est déroulée sans anicroche.