Un déneigeur trouvé à Saint-Barnabé

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Saint-Barnabé — La sixième démarche visant à trouver une entreprise prête à déneiger les rues de Saint-Barnabé en 2019-2020 a porté ses fruits. Sur le coup de minuit, le 20 décembre, le Groupe Bellemare de Trois-Rivières sera responsable d’entretenir les chemins de la localité à un taux horaire inférieur à 200 $.

Les discussions entre la Municipalité et l’entreprise trifluvienne ont duré pendant quelques jours. Les deux parties ont convenu d’une entente à taux horaire, mercredi soir. La mairesse suppléante, Geneviève St-Louis, a utilisé les pouvoirs accordés par le code municipal pour signer un contrat d’urgence avec cette entreprise. La précédente entente avec la ferme Fréchette de Yamachiche se termine le 19 décembre à 23 h 59.

Ce nouveau processus était nécessaire à la suite du dernier appel d’offres sur invitation qui a pris fin jeudi dernier. Des huit entreprises sollicitées, dont le Groupe Bellemare, aucune n’avait déposé d’offre.

Le taux horaire exigé par le Groupe Bellemare varie entre 115 $ et 195 $. La variation est en fonction de la machinerie utilisée, mais les tarifs incluent l’utilisation d’une déneigeuse, des équipements requis pour l’épandage d’abrasifs et le salaire du chauffeur. Seules les taxes ne sont pas incluses dans ces tarifs.

Le taux horaire payé par Saint-Barnabé à la ferme Fréchette est de 250 $ plus taxes.

Ce contrat d’urgence est une première étape réglée avec le Groupe Bellemare en attendant de conclure un contrat permanent pour le reste de la saison.

«Ce contrat va durer tant qu’on ne passera pas à la deuxième étape», explique le directeur général de Saint-Barnabé, Denis Gélinas en indiquant que la date limite de ce contrat d’urgence est fixée au 13 janvier.

Si Saint-Barnabé opte pour un contrat d’urgence, c’est que cette procédure permet d’obtenir le service d’une entreprise dans des délais très rapides. L’octroi d’un contrat de gré à gré nécessite l’autorisation du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, ce qui allonge la procédure avant l’entrée en vigueur d’un tel type de contrat.

Selon M. Gélinas, il est difficile de prévoir une date à laquelle le conseil va accorder le contrat de gré à gré.

Retenue par Saint-Barnabé il y a quelques semaines pour déneiger les chemins sur une base temporaire, la ferme Fréchette a manifesté son désir de ne pas poursuivre l’aventure dans le domaine municipal qui a pris d’importantes proportions. Le maire Michel Lemay est cité en déontologie par la Commission municipale du Québec. L’organisme accuse le maire d’avoir fait preuve de favoritisme envers cette entreprise choisie lors de l’octroi d’un contrat de gré à gré en octobre dernier.

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation avait refusé, en novembre, d’apposer son sceau à ce contrat de gré à gré, forçant la Municipalité à reprendre le processus d’appel d’offres qui s’est soldé par un échec il y a une semaine.

L’AMP débarque

L’Autorité des marchés publics est de nouveau débarquée au bureau municipal de Saint-Barnabé, mercredi après-midi.

Selon Denis Gélinas, cette visite était la deuxième à être effectuée par l’AMP concernant le contrat temporaire accordé à la ferme Fréchette. L’AMP voudrait savoir tout ce qui entoure l’attribution du contrat d’urgence par le maire Lemay.