On aperçoit ici une partie de la Grande Muraille de Chine derrière la globe-trotteuse Lydiane St-Onge.

Un défi pour la recherche sur le cancer

TROIS-RIVIÈRES — La globe-trotteuse d’origine trifluvienne Lydiane St-Onge arrive d’un voyage en Chine qui lui a permis de parcourir à pied 70 des 8000 kilomètres et plus de la Grande Muraille de Chine.

Le voyage n’avait toutefois rien de conventionnel puisque Lydiane St-Onge avait été approchée, pour réaliser ce périple, par la Société de recherche sur le cancer (SRC) dont elle est devenue l’ambassadrice. La jeune femme a accepté de prendre part à cette aventure de groupe «parce que tout le monde est un peu touché par le cancer. Mes deux grands-mères sont décédées de ça et ma meilleure amie a été atteinte il y a deux ans», confie-t-elle.

La plus grande partie du défi, raconte-t-elle, était toutefois de trouver une somme de 10 000 $ que chacune des 13 participantes à ce voyage devait recueillir au profit du Challenge 2020 de la SRC. «C’est beaucoup d’argent. Ça m’a pris un an», raconte-t-elle, en précisant qu’elle a multiplié les soupers spaghetti, les ventes de chocolat et les week-ends d’emballage pour y arriver.

Au départ, Lydiane St-Onge avoue qu’elle entretenait quelques préjugés envers la Chine, un pays qu’elle percevait comme pollué et peuplé de villes sales où il y a trop de monde. Intolérante au lactose et au gluten, elle craignait également de ne pas pouvoir se nourrir adéquatement durant son séjour. «Je n’avais donc pas d’attentes en allant là», précise-t-elle.

Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit lorsqu’elle a foulé le sol chinois. «La Chine m’a jetée par terre. Les Chinois sont ultrasympathiques, respectueux et souriants», assure-t-elle «et j’ai vraiment bien mangé».

La capitale, Beijing «est plus propre que Montréal. On y trouve de grands espaces verts», signale-t-elle. Encore mieux, pas de smog lors de son passage.

La Muraille, finalement, a posé plusieurs défis aux voyageuses, surtout sur le plan physique puisqu’elle s’étend par monts et vallées et qu’à certains endroits où il y a des bris, il faut faire un peu d’escalade.

Les 70 kilomètres parcourus par le groupe sur cette merveille du monde ont donc donné lieu à divers incidents comme des vertiges, des coups de chaleur et même une cheville foulée pour une des participantes. «Nous étions à cinq heures de marche», raconte-t-elle. «Je l’ai aidée à redescendre, avec une autre fille», dit-elle.

Outre l’entraide entre participantes qui s’est manifestée tout au long du parcours, le voyage a revêtu un aspect plus personnel. Chaque jour, après un cri de ralliement, les participantes avaient convenu de marcher en silence pendant cinq minutes au cours desquelles chacune envoyait de bonnes intentions à ceux et celles qu’elles aiment. Les participantes ont pris l’habitude, durant leur séjour, de manifester de la gratitude pour ce que l’on tient pour acquis, en général, en particulier la santé.

Transformée par son expérience, Lydiane St-Onge revient de ce périple avec de nouveaux projets en tête. Elle devient en effet organisatrice de voyages sous le nom de «Lydiane autour du monde». Son tout premier se déroulera sous peu en Inde en compagnie de 25 participantes. Celle qu’on avait l’habitude de voir voyager en solo préfère désormais le voyage de groupe à cause des contacts humains et des amitiés qui s’y créent rapidement.