Un défi pour la Maison Le Far

Le défi, c'est le trajet Toronto-Trois-Rivières. Mais pour chaque membre des Demois'ailes, cet objectif en comprend plusieurs autres comme le dépassement de soi, la détermination, la volonté de réussir, s'occuper de soi, travailler en équipe: autant de buts nobles qui réfèrent à la cause qu'ont décidé de supporter les16 coureuses, soit la MaisonLe Far (une maison d'hébergement qui vient en aide aux femmes éprouvant des difficultés conjugales, personnelles, familiales et/ou qui sont victimes de violence conjugale).
Pendant leur campagne de financement, les Demois'ailes tiennent diverses activités: autant d'occasions qui leur permettent de véhiculer le nom de la Maison Le Far. «À la fin, on va pouvoir être fières de se dire: On a aidé et donné de la visibilité à un organisme qui n'en a peut-être pas assez, considérant le travail qu'il fait''«, plaide Josyane.
Et les commentaires quant à leur association avec Le Far sont positifs. «On se rend compte que c'est à tous les niveaux de la société que des gens ont ce besoin-là. Ça nous touche de très près parce que les gens viennent nous voir et nous disent: Moi, j'ai eu besoin de la Maison Le Far et ça m'a aidée à me remettre sur les rails''. Ça nous encourage et nous confirme qu'on a choisi un bon organisme», note Josyane.
Une deuxième édition?
Comme c'est la première édition du Défi des Demois'ailes, ces dernières ne se sont pas fixé d'objectif quant au montant qu'elles remettront à Le Far.
«On ne savait pas à quel point ç'allait soulever l'intérêt des gens. On ne s'est pas fixé d'objectif. On ne veut pas être déçues de faire tout cela et de ne pas remettre 20 000 $. On s'est donc dit qu'on allait donner le plus possible. Et l'année prochaine, si ça revient, on se fixera un objectif», explique Josyane, qui souligne que l'organisme retenu est déjà gagnant en visibilité. «Peu importe le montant qu'on va remettre, partout où on va, on parle de la MaisonLe FAR», ajoute-t-elle.
Si les femmes découvrent l'ampleur d'une telle aventure à sa première édition, elles voudraient que ça ne s'arrête pas au terme de leur exploit de juillet.
«C'est certain que c'est quelque chose qu'on entrevoit. On acquiert beaucoup d'expérience. On a démarré, 16 filles, qui n'étaient pas habituées de roder des projets - on retrouve dans le groupe étudiantes, professeures, infirmières, etc. - et on s'est dit: On va le faire, on va le roder, et c'est sûr que l'année prochaine, on va avoir l'expérience.'' C'est certain que ce serait super satisfaisant pour les 16 personnes de repartir l'année prochaine et de pousser l'expérience à son maximum. Ça pourrait être encore plus gros l'année prochaine. On nous demande (déjà): Y a-t-il de la place pour l'année prochaine? Je réserve tout de suite. Je veux participer''«, témoigne Josyane.
Un prédéfi
Mais avant l'an prochain, il y a cette année. Et en mai, question d'avoir une idée de ce qui les attendra cet été, les 16 s'attaqueront à un prédéfi alors qu'elles courront Trois-Rivières - le Parc de la Mauricie, pour un total de 200 km en deux jours. Avec un parcours sinueux (bien des côtes) dans le Parc. Ce sera les 17 et18 mai. Cet exercice va servir de grande générale au vrai défi, en juillet. «Ça ne sera pas une partie de plaisir», prévient Valérie.
Le groupe a une présidente d'honneur pour son événement en Nathalie Lanneville, qui connaît ce type de défi pour avoir relevé entre autres celui de «Mlle court», le défi de course Montréal-New York etle marathon Rock and Roll de Montréal. Elle va conseiller le groupe et prendre soin de l'esprit d'équipe.
Pour plus d'information, il y a la page Facebook «Le Défi des Demois'ailes» ainsi que le site Internet www.defi-des-demoisailes.com/, où on retrouveentre autres le décompte qui va mener au grand départ, le 11 juillet.