Sébastien Turgeon, coordonnateur de la Guignolée des médias (deuxième à gauche) pose en compagnie des ambassadrices et ambassadeurs Marie-Claude Paradis-Desfossés (TVA), Amélie St-Pierre (Ici Médias), Samuel Gagné-Rozière (106,9 FM et Rythme 100,1) Yanick Denoncourt (103,1 FM), Carl Nadeau (Rouge 94,7 et Énergie 102,3) et Julie Michaud (Le Nouvelliste).

Un défi en 2018

TROIS-RIVIÈRES — Le conflit de travail à l’ABI et les nouvelles contraintes associées aux collectes dans les rues de Trois-Rivières amènent l’organisation de la Guignolée des médias à appréhender une baisse de sa récolte en 2018, ce qui entraînerait la remise de paniers de Noël moins bien garnis.

Cette grande activité de souscription se tiendra le jeudi 6 décembre. De 6 h à 18 h, les bénévoles seront à Shawinigan, Louiseville, Nicolet, Bécancour, Saint-Luc-de-Vincennes et Saint-Maurice pour solliciter la générosité des citoyens. À Trois-Rivières, la nouvelle réglementation en matière de collectes dans les rues fait en sorte que l’activité commencera à 8 h au lieu de 6 h et se terminera à 18 h.

De plus, la Guignolée des médias perd un point de collecte cette année en raison des travaux d’assainissement des eaux usées et de distribution d’eau potable dans le secteur de Lac-à-la-Tortue. En considérant le fait que 1030 travailleurs d’ABI sont en lock-out, le portrait global peut paraître moins rose que par le passé, confie Sébastien Turgeon.

«Pour Trois-Rivières, on a eu besoin d’une réorganisation pour les points de collecte, mais on a le même nombre. Pour le lock-out à l’ABI, c’est 1030 travailleurs qui sont privés de salaire. Ils n’auront peut-être pas le même niveau de générosité. Et à Lac-à-la-Tortue, c’est un point de collecte très payant. C’est un ensemble de facteurs qui nous fait appréhender une baisse. Mais on souhaite récolter autant d’argent qu’en 2017, soit plus de 161 000 $, et avoir la même quantité de denrées, 13,8 tonnes», mentionne M. Turgeon, le coordonnateur de la Guignolée des médias.

L’organisation fait appel à la générosité des gens, car les besoins sont bien réels. Quelque 5300 paniers de Noël seront confectionnés grâce à cette activité, un nombre semblable à celui de l’année dernière.

Sébastien Turgeon affirme que les 5300 paniers de Noël seront livrés. Reste à savoir si la valeur des paniers sera comparable ou moindre qu’à l’habitude.

«On veut permettre à ces gens d’avoir un panier garni», ajoute M. Turgeon, qui évalue la valeur moyenne habituelle des paniers à 100 $.

Carolle Dupont, coordonnatrice des services d’aide alimentaire au Centre Roland-Bertrand de Shawinigan, raconte que l’organisme doit confectionner quelque 1000 paniers. La demande est stable en terme de nombre, mais les bénéficiaires proviennent de différents milieux.

«Nous avons des gens qui sont sur l’aide sociale, mais aussi des travailleurs à faible revenu, des familles reconstituées, des jeunes étudiants, des gens en attente du chômage ou de la CSST», énumère Mme Dupont, en rappelant que si les coûts du logement, de l’électricité et de la nourriture augmentent, le salaire n’augmente pas pour bien des gens qui doivent se débrouiller avec un salaire minimum de 12 $ l’heure.

Tous les médias de la région participent à cette activité de souscription. Les gens pourront donner de l’argent et des denrées non périssables aux 70 points de collecte. Ils pourront également faire un don de 10 $ par messagerie texte au 20222 et en tapant NOEL.

Les épiceries de la Mauricie et du Centre-du-Québec amassent les denrées et l’argent pour la Guignolée des médias jusqu’au 24 décembre. Même chose pour les pharmacies de la bannière Jean Coutu, partenaire de la Guignolée des médias, au même titre que Maxi-Provigo et Via Capitale.