Au centre, le nouveau directeur du SSM, Jean-Sébastien Roy, en compagnie de l’équipe-école.

Un défi à la hauteur de Jean-Sébastien Roy

SHAWINIGAN — Le Séminaire Sainte-Marie (SSM) a un tout nouveau directeur général. Il s’agit de Jean-Sébastien Roy qui occupait auparavant la direction de l’Institut de l’enseignement de Sept-Îles. Il succède à Stéphanie Plante qui était devenue la première femme de l’histoire du SSM à occuper la direction, en août 2016. Mme Plante occupe en ce moment le poste de directrice adjointe au Collège de l’Assomption dans la région de Lanaudière.

Originaire de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, Jean-Sébastien Roy est une recrue fort intéressante pour le SSM car il a réussi à augmenter le nombre d’élèves de 20 % dans l’ancien établissement où il travaillait. Il devient le quatrième directeur de l’établissement depuis 2013 après Richard Gaudreau (2013 à 2015), Luc Trudel (2015) et Stéphanie Plante (2016-2018).

M. Roy arrive avec un enthousiasme communicatif et une assurance de pouvoir relever le contingent étudiant du SSM sans toutefois se fixer un objectif précis.

Rappelons que le SSM ne l’a pas facile, de ce côté, depuis plusieurs années. En 2013, il accusait une baisse de 15 % de sa clientèle. Les 270 élèves qu’il comptait alors sont passés à 241, en 2015, à 200 en 2016 puis à 180 en 2017. L’année scolaire 2018 démarre avec 170 élèves.

Cette situation est loin de décourager le nouveau directeur qui était arrivé en poste «dans un contexte pire que ça», à Sept-Îles. Non seulement y avait-il un sérieux problème de recrutement des élèves, mais la bâtisse, raconte-t-il, connaissait des problèmes de structure «et on n’avait presque rien dans le compte en banque». La population de Sept-Îles était, en plus, la moitié moins grande que celle de Shawinigan. Malgré tout, avec les bonnes stratégies, la situation a complètement changé et cette école affiche aujourd’hui complet.

En voyant la magnifique bâtisse du SSM et son équipe-école qu’il qualifie «d’extraordinaire», sans compter un taux de diplomation de 98 % des élèves, Jean-Sébastien Roy estime qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir sur l’avenir de cette école secondaire privée. «On est assis sur quelque chose de bien», estime-t-il en constatant que certains élèves qui avaient quitté le SSM, reviennent cette année.

Selon lui, tout est une question d’image et de communication.

«Il faut cesser de dire que ça va mal», propose-t-il dans un premier temps. Il faut plutôt trouver de quoi séduire davantage la clientèle. D’emblée, il entend faire un sondage afin de cibler ce qui intéresse les enfants et leurs parents dans leur milieu scolaire. Il annonce déjà la création d’une deuxième équipe de hockey, ce qui risque peut-être de plaire davantage aux garçons, toutefois. À ceci, il répond que l’experte en power skating Julie Robitalle se joint à l’équipe, ce qui pourrait peut-être stimuler les filles aussi.

Plusieurs autres projets sont dans l’air. Il veut notamment, avec son équipe, revoir tous les programmes.

Du côté plus matériel, le nouveau directeur entend rafraîchir toute la bâtisse par sections et par thèmes. La première à subir une cure de rajeunissement, c’est la bibliothèque, dit-il. Elle sera fin prête pour la rentrée. Tout cela sera fait «à même les budgets qu’on a», dit-il et devrait s’accentuer à mesure que le contingent étudiant grossira.

Jean-Sébastien Roy vise la création d’une deuxième classe par niveau et veut offrir plus de services aux élèves.