Marie-Ève Brouillette, la mère d’Arielle Pronovost, lance un cri du cœur pour que sa fille revienne à la maison.

Un cri du coeur pour retrouver sa fille

Trois-Rivières — La mère d’Arielle Pronovost vit des heures d’angoisse depuis maintenant une semaine. Sa fille de 17 ans est présentement en fugue et n’a donné aucune indication à qui que ce soit par rapport à l’endroit où elle pourrait se trouver. Marie-Ève Brouillette lance désormais un cri du cœur pour que sa fille revienne à la maison saine et sauve.

«Je veux juste qu’elle revienne, je veux qu’elle soit à la maison», lance la maman, visiblement inquiète et exténuée. Depuis mardi dernier, elle ne cesse les démarches pour retrouver sa fille, pour communiquer avec elle et pour sensibiliser le public et ses amis via les réseaux sociaux afin de pouvoir avoir le moindre indice de l’endroit où elle pourrait se trouver.

Arielle Pronovost n’habitait plus chez sa mère depuis quelque temps. Mardi soir, les personnes qui en ont la charge sont allées la reconduire au pavillon Bel-Avenir, là où elle a recommencé à suivre des cours. C’est la dernière fois qu’elle a été vue. «Elle devait assister à ses cours mais elle n’y a pas été. On ne sait pas où elle est depuis», résume Mme Brouillette.

Bien que la jeune fille ait quelques fugues à son actif, sa mère explique qu’elle n’a jamais été absente aussi longtemps. «C’est une enfant qui a toujours eu du mal avec l’autorité. Elle avait déjà fugué, mais revenait rapidement. Qu’elle parte comme ça, pendant une semaine, c’est un vrai cauchemar. J’ai peur de ce qui pourrait lui arriver, des gens qui pourraient profiter d’elle», explique Marie-Ève Brouillette.

Impossible pour sa mère de savoir si elle se trouve encore dans la région ou si elle a quitté pour une autre destination. Elle a même été jusqu’à éplucher les petites annonces d’agences d’escortes pour s’assurer que sa fille n’y avait pas été recrutée. «C’est une fille intelligente et débrouillarde, mais elle a aussi tendance à faire confiance à tout le monde et je suis certaine qu’il y a des gens qui la cachent. Il faut que quelqu’un nous dise où elle est», lance la maman.

Arielle Pronovost, 17 ans, est en fugue depuis une semaine.

Un avis de recherche a été lancé par les policiers vendredi. Quelques heures après, Arielle a téléphoné brièvement à sa mère. «Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter. Je lui ai dit que toute la ville la cherchait, qu’il fallait qu’elle revienne, mais elle ne m’a rien dit d’autre et la conversation s’est terminée. Elle a communiqué aussi avec certaines de ses amies sur Messenger, et on me donne des nouvelles mais personne ne sait où elle est. Elle ne l’a dit à personne», signale Mme Brouillette.

Un moment, Arielle aurait envoyé une photo d’elle avec d’autres personnes à une amie. La photo a été partagée afin que l’on puisse identifier les gens avec qui elle se trouvait, ce qui a été fait après quelques heures. Les policiers se sont rendus chez ces personnes, mais elle avait déjà quitté pour un endroit inconnu.

«Je ne comprends pas qu’on ne puisse pas la retracer avec son cellulaire, puisqu’elle s’en sert. J’ai donné sa description à tout le monde, sur les réseaux sociaux, mais aussi à des camionneurs, aux compagnies de taxis, aux services d’autobus de ville. Elle va bien devoir se rendre dans un dépanneur, une épicerie, un guichet automatique. Elle va avoir besoin d’argent. Il faut que tout le monde ouvre l’œil», implore la mère.

L’adolescente a les cheveux noirs et les yeux bruns. Elle mesure 1,60 m et pèse 45 kg. De plus, elle aurait les lettres E.G. de tatouées sur un doigt.

«Toute personne ayant de l’information à partager pouvant nous permettre de retrouver cette jeune fille peut communiquer avec le service de Police de Trois-Rivières au (819) 370-6700», note le sergent Luc Mongrain de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Ce dernier mentionne qu’en 2017, 173 dossiers de plaintes pour fugues ont été ouverts à la Sécurité publique de Trois-Rivières, ce qui ne signifie toutefois pas que 173 jeunes aient fugué puisqu’une personne peut avoir été à l’origine de plusieurs fugues. En 2018, à ce jour, 39 dossiers de fugues ont été ouverts à la Sécurité publique de Trois-Rivières.