Dans l’ordre habituel, on retrouve René Bérubé, président de la Fondation médicale Jean Pierre Despins, Denis Roy, président de la Coop santé solidarité JP Despins, Dr Alexis Labelle, nouveau médecin, et Dr Richard Proulx, responsable du GMF Saint-Léonard-d’Aston.

Un cinquième médecin au GMF Saint-Léonard-d'Aston

SAINT-LÉONARD-D'ASTON — Naître à Labelle, étudier à Chicoutimi, faire sa résidence à Longueuil, habiter à Victoriaville et travailler à Saint-Léonard-d’Aston: voilà le parcours d’Alexis Labelle qui vient d’être recruté comme cinquième médecin à la Coop santé solidarité JP Despins. Un véritable cadeau du ciel pour ce GMF qui multiplie ses efforts de séduction.

«Je me suis promené un peu partout, mais professionnellement, pour moi, c’était le meilleur choix de venir ici. L’équipe de la clinique est très dynamique, il y a beaucoup d’infirmières, un travailleur social, et on est bien entouré», a-t-il confié au Nouvelliste.

Et la présence de résidents est un atout pour le nouveau venu. «L’enseignement est l’une de mes passions, j’adore la pédagogie. Le fait d’avoir l’option de travailler avec des résidents à tous les jours rendait le choix d’autant plus excellent. Trois résidents pour cinq médecins, c’est le ratio dans les universités, les UMF, les unités où les résidents sont formés. On a cette opportunité dans un milieu qui est très dynamique et à la fine pointe de la technologie en plus», décrit-il avec enthousiasme.

Ce médecin de famille, qui travaille également à l’urgence de Nicolet, s’est ainsi rapproché de la famille de sa conjointe, à Victoriaville. «On voulait se coller sur l’une ou l’autre de nos familles. Mais une fois que j’ai trouvé ce milieu-là, je savais que c’était ici que je voulais venir travailler», précise celui qui aura évalué plusieurs possibilités tantôt au Centre-du-Québec, tantôt dans les Laurentides, sa région natale, en passant par les grands centres.

Le responsable du GMF Saint-Léonard-d’Aston, Dr Richard Proulx, admet avoir un poids de moins sur les épaules, ayant la responsabilité de 2500 dossiers.

«C’est sûr qu’avec le nombre de patients qu’on a, on essaie de le ménager. On ne veut pas lui faire peur. Les jeunes médecins aujourd’hui, pour la prise en charge et un peu d’urgence, 600 à 700 patients, c’est le nombre maximal qu’ils peuvent prendre», fait-il remarquer. D’ailleurs, c’est l’objectif visé d’ici un an par Dr Labelle «pour répondre aux besoins de la population». Pour ses débuts, il hérite de quelque 250 dossiers.

Dr Alexis Labelle est le nouveau médecin de famille à la Coop santé solidarité JP Despins.

Or, le centre médical dispose des espaces nécessaires pour bonifier son personnel. «J’attends la relève. Déjà, pour l’été 2019, on a trois personnes qui semblent très intéressées, deux femmes et un homme, mais tant qu’ils ne sont pas arrivés ni installés, et qu’ils n’ont pas commencé à voir des patients, on ne peut jamais être certain. Mais ça regarde très bien pour le recrutement 2019», annonce celui qui est médecin de famille depuis 1978.

Le président de la Coop santé solidarité JP Despins, Denis Roy, se réjouit de l’arrivée de Dr Labelle pour soulager l’équipe médicale. «On l’accueille avec plaisir parce que notre Richard (Proulx) avait trop d’ouvrage. Si on n’avait pas de nouveaux médecins, on risquait d’en perdre un autre. Ça va l’aider et on va le garder un peu plus longtemps. Alexis parle très bien pour inviter les jeunes nouveaux à venir s’établir dans la région ici parce qu’on a de l’ouvrage en masse, des belles bâtisses et des bons équipements pour les recevoir», a-t-il commenté tout en saluant la contribution de la Fondation médicale Jean Pierre Despins dans l’évolution de la clinique.

D’ailleurs, son président, René Bérubé, est plutôt fier des installations de Saint-Léonard-d’Aston. «On est très bien équipé, on a ce qu’il y a de plus moderne. Nos médecins actuels aiment beaucoup les dernières choses que la Fondation a achetées», signale celui qui a vu la Fondation amasser plus de deux millions de dollars depuis ses débuts en 2002.

Visiblement heureux de souligner l’ajout d’un cinquième médecin en septembre 2018, le philanthrope bien connu fait toutefois remarquer que depuis le décès de Dr Jean-Pierre Despins en 2000, «on est au même niveau malgré les efforts».

«La problématique, c’est qu’à l’heure actuelle, on en a un qui est décédé, on en a un qui est parti et on en a un qui a trop d’ouvrage, ce qui fait qu’on a besoin absolument de jeunes médecins pour la relève. Actuellement, on a cinq médecins et on aimerait ça en avoir huit. Ce serait l’idéal. On devait en avoir une sixième au mois de janvier et à une semaine d’avis, elle nous a dit préférer Montréal au lieu de Saint-Léonard-d’Aston. C’est ça qui est de valeur parce que les jeunes médecins sont rares et les attirer en campagne, ce n’est pas évident. C’est très difficile pour nous de ce côté-là», avoue-t-il.

Après avoir fait leurs études dans les villes, «il faut leur vendre l’idée de la campagne et qu’on est un très beau milieu», explique M. Bérubé. D’où sa participation annuelle à des salons de résidents pour tenter de convaincre de futurs médecins de choisir la GMF Saint-Léonard-d’Aston, avec une bourse d’installation pouvant atteindre 35 000 dollars.

«Les jeunes ne savent pas c’est où Saint-Léonard-d’Aston. Il faut leur parler du Madrid car 9 sur 10 le connaissent», conclut-il.