Caroline Paradis, intervenante en protection de la jeunesse au CIUSSS-MCQ, Johanne Vachon, directrice adjointe de la protection de la jeunesse au CIUSSS MCQ, André Gabias, président de la Fondation Jeunesse Mauricie Centre-du-Québec et Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, posent ici en compagnie de Nana, qui aide déjà plusieurs jeunes de la région de Longueuil.

Un chien de soutien émotionnel: allié de taille pour les enfants

Trois-Rivières — Les enfants de la région qui doivent avoir recours aux services de la protection de la jeunesse pourront bientôt compter sur le support indéfectible d’un allié de taille. Un chien de soutien émotionnel fera bientôt son entrée dans les services jeunesse-famille du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec afin de soutenir et accompagner ces jeunes qui traversent bien souvent des moments difficiles ou anxiogènes pour leur âge.

C’est grâce à l’initiative de Caroline Paradis, intervenante en protection de la jeunesse, et avec le soutien financier de la Fondation Jeunesse Mauricie Centre-du-Québec, que le projet a pu voir le jour. L’animal, qui sera bientôt identifié et choisi par la Fondation Mira, fera son apprentissage au cours des prochains mois, et deux intervenants des Centres jeunesse de la région seront également formés pour travailler avec lui. D’ici la prochaine année, l’animal entreprendra officiellement sa carrière dans la région.

«Juste par sa présence, son tempérament calme, sa chaleur corporelle, sa douceur et son regard bienveillant, le chien peut être une source de grand réconfort et de sécurité pour un jeune. Sa présence s’avérera un outil indéniable dans nos interventions et facilitera l’établissement d’un lien de confiance», a expliqué Caroline Paradis, au cours d’un point de presse auquel participait également le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

Le chien pourrait, par exemple, devenir un allié de taille dans une situation où les intervenants doivent, après un signalement pour abus physique ou sexuel, se rendre à la garderie ou à l’école pour amener l’enfant faire sa déposition au poste de police, puis ensuite, si la situation le nécessite, déplacer l’enfant dans une famille d’accueil ou un tiers significatif.

D’ailleurs, étant donné qu’il s’agit d’un chien formé par la Fondation Mira, il sera non seulement le bienvenu à l’intérieur des locaux de la Sécurité publique de Trois-Rivières, mais pourrait également être admis au tribunal pour accompagner l’enfant qui aurait à aller témoigner devant la cour dans des cas d’abus physiques ou sexuels, par exemple.

La région devient ainsi la cinquième région à intégrer un chien de soutien émotionnel à ses services. Des chiens sont déjà en service à Longueuil et en Abitibi, et d’autres intégreront bientôt les services en Outaouais et à Montréal.

«La Fondation Jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec a pour mission d’appuyer les jeunes dans leur passage vers la vie adulte. Certaines périodes de l’enfance requièrent pour ces jeunes non seulement l’appui des intervenants et intervenantes des services jeunesse-famille du CIUSSS MCQ, mais également celui de leur communauté. Notre Fondation, par le travail bénévole de ses dix-huit administrateurs, canalise cet appui venant de nos communautés de la Mauricie et du Centre-du-Québec. L’appui financier donné au projet de l’acquisition d’un chien de soutien émotionnel en est un exemple concret», explique André Gabias, président de la Fondation Jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec.

L’arrivée de ce chien nécessitera un investissement de 25 000$ sur cinq ans, dont 15 000$ seront payés par la Fondation, en plus de soutenir la recherche des sommes manquantes.