Le terminal de marchandises générales du Port de Trois-Rivières est déjà en activités.

Un chantier nécessaire à la survie du Port

L’inauguration du terminal de marchandises générales du Port de Trois-Rivières marque la fin de Cap sur 2020, un projet essentiel à la survie du port, selon Gaétan Boivin.

Il y avait du gratin politique, économique et culturel vendredi après-midi au port afin de participer à l’inauguration de ce terminal. Avec la construction du hangar et du quai 9, le port mise sur de nouveaux aménagements des zones d’entreposage extérieur 9, 10 et 11. Quelque 27,3 millions de dollars ont été nécessaires à la réalisation de cette facette de Cap sur 2020, un projet totalisant 132 millions de dollars.

«Sans Cap sur 2020, on n’est plus là, on serait mort. En 10 ans, le marché a changé. La réputation de Trois-Rivières était un port de foresterie, de papier, des secteurs en déclin. Il a fallu trouver d’autres marchés, adapter nos infrastructures. Et là, c’est fait. Déjà, on manque d’espace. On a réussi non seulement à compenser ce qu’on a perdu, on a fait une croissance», témoigne M. Boivin, le président et directeur général du port trifluvien, visiblement ému de procéder à cette inauguration venant boucler la boucle de Cap sur 2020.

Le transport d’éoliennes et la manutention de cacao sont des exemples de nouveaux trafics observés dans le secteur du quai 9 du Port de Trois-Rivières. La présence de hangars neufs, étanches, donnant sur le fleuve, est un atout quand vient le temps de diversifier le marché.

«Aujourd’hui, on a un nouveau terminal de marchandises générales. On a un contrat avec un client, on a des navires, on est capable de mieux servir les besoins de la région. Le port est là pour les personnes, pour créer des emplois», ajoute le pdg, en affirmant que la clientèle du port y fait des affaires en raison de sa productivité, de sa propreté et de son intégration dans le milieu.

Sur les 27,3 millions de dollars investis pour cette partie de Cap sur 2020, le gouvernement fédéral a fourni 7,8 millions, sans compter tous les autres appuis financiers pour l’ensemble du projet. Selon le ministre des Transports, Marc Garneau, cet investissement permettra au port trifluvien de poursuivre son développement.

«Le port de Trois-Rivières, c’est 949 emplois directs. Nos autorités portuaires sont des moteurs économiques de très grande importance pour notre pays. Je suis sûr que le Port de Trois-Rivières continuera de croître», raconte le ministre.

Le gouvernement québécois a été le premier intervenant provincial à investir dans une infrastructure fédérale, il y a 10 ans. Pour cette partie du projet, Québec a consacré six millions de dollars.

«L’inauguration du terminal a nécessité des investissements des deux paliers de gouvernement. Cela permet la création d’emplois de qualité, la hausse du trafic et la compétitivité du port», déclare Jean D’Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes.

Maintenant que Cap sur 2020 est réglé, Gaétan Boivin et son équipe mettent toute l’énergie à compléter l’élaboration du projet de Cap sur 2030. M. Boivin raconte que ce projet sera en continuité de Cap sur 2020. Les détails seront annoncés en juin. Il est acquis que les gouvernements canadien et québécois seront de nouveau sollicités financièrement.

À ce sujet, Marc Garneau assure que le gouvernement fédéral sera à l’écoute.

«C’est un bel exemple d’un port qui examine l’avenir avec Cap sur 2030. Le rôle du fédéral sera de supporter, des fois c’est financièrement, les projets qui sont mis de l’avant par les autorités portuaires.»

Gaétan Boivin, pdg du Port de Trois-Rivières.