La MRC de Maskinongé veut acheter la bâtisse des anciennes Boiseries Leblanc.

Un centre d’expertise en agroalimentaire dans la mire

LOUISEVILLE — La MRC de Maskinongé a dans sa mire l’implantation d’un centre d’expertise en agroalimentaire afin d’accompagner ses entreprises du secteur dans leur développement. Et maintenant que l’achat d’une bâtisse est en bonne voie de se concrétiser, ce projet pourrait bien voir le jour d’ici la fin de 2018.

Le service de développement économique et du territoire planche depuis plus d’un an sur le projet d’offrir un service de hub agroalimentaire. Le projet, mené avec Desjardins, prévoit l’embauche d’experts qui vont guider les entreprises à développer leur marché, les soutenir dans la mise en marché et les aider à développer des produits.

«On a rencontré des entreprises en agroalimentaire et il y a un besoin du milieu. Ce sont plusieurs dizaines d’entreprises qui pourraient profiter de ce centre d’expertise. Ce qu’on veut, c’est aider nos entreprises. Et ça peut être intéressant aussi pour d’autres régions», observe Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique de la MRC de Maskinongé.

Le projet s’est accéléré depuis quelques semaines avec la disponibilité d’une bâtisse industrielle à Louiseville. La MRC de Maskinongé veut acheter la bâtisse des Boiseries Leblanc, une entreprise qui a fait faillite il y a un peu plus d’un mois. Pour y arriver, le conseil des maires accepte que 25 500 $ soient utilisés comme mise de fonds. Une offre d’achat a été déposée par la Régie du parc industriel de la MRC.

Jean-Frédéric Bourassa

«La bonne nouvelle est qu’on a présenté le projet aux élus et on a octroyé l’offre d’achat concernant la bâtisse. On a eu une opportunité d’affaires: la bâtisse répond à nos besoins, elle est bien située sur la route 138. On a été rapide», ajoute M. Bourassa, qui refuse d’indiquer l’investissement global tant que la transaction n’est pas finalisée.

Une chose est sûre, le futur centre d’expertise offrira un service complémentaire aux entreprises agroalimentaires. Il n’entrera pas en concurrence avec d’autres centres qui oeuvrent dans la même industrie.

Le nombre d’employés reste à être dévoilé, de même que les équipements spécialisés qui feront partie du centre.

Ironie du sort, la MRC de Maskinongé s’apprête à se porter acquéreur d’une bâtisse appartenant jadis à un de ses partenaires. La MRC avait prêté tout près de 80 000 $ à cette entreprise et est un créancier garanti de la faillite.

Selon les informations fournies par M. Bourassa, la MRC devrait récupérer autour de 42 000 $.