L'usine ATrahan de Yamachiche.
L'usine ATrahan de Yamachiche.

Un cas de COVID-19 chez Olymel à Yamachiche

TROIS-RIVIÈRES — L'usine ATrahan de Yamachiche est aux prises avec un premier cas de COVID-19. Un employé de l'usine de Yamachiche a été placé en isolement samedi après avoir obtenu l'assurance des autorités sanitaires qu'il avait bel et bien contracté le coronavirus.

«On a un cas confirmé. La personne a eu des symptômes, elle s'est présentée à l'hôpital Santa Cabrini (de Montréal) et elle nous a prévenue. Notre médecin a contacté la personne pour investiguer son état de santé. Les gens qui sont en contact avec cette personne, deux colocataires, sont aussi en confinement. Mais ces deux personnes ne sont pas malades», déclare le porte-parole d'Olymel, Richard Vigneault.

Quelque 1000 personnes travaillent à l'usine ATrahan. L'employé atteint de la COVID-19 fait partie des 200 travailleurs de la salle de découpe. M. Vigneault confirme que l'employé malade était au travail la semaine dernière chez ATrahan, de même que ses deux colocataires. Leurs collègues de la salle de découpe ont été informés du cas de COVID-19 et l'entreprise leur a rappelé les consignes appropriées. Ces gens portent des gains et une cagoule pour se protéger et doivent respecter la mesure de distanciation sociale d'un mètre selon les règles appliquées par Olymel pour éviter la propagation du coronavirus dans son usine.

Cette situation crée de l'inquiétude auprès de travailleurs qui ont contacté Le Nouvelliste à cet effet. Le porte-parole assure qu'Olymel met tout en œuvre pour garantir un milieu de travail sécuritaire à ses employés tout en maintenant l'exploitation de l'usine.

Le porte-parole d'Olymel, Richard Vigneault.

«Notre épidémiologiste est sur place, le syndicat est rencontré. L'épidémiologiste rencontre les individus, vérifie les symptômes éventuels, fait la coordination des mesures et des enquêtes pour les gens des ressources humaines et de la direction. On fait le maximum pour protéger nos employés tout en produisant, car on est une activité essentielle.»

De plus, trois travailleurs montréalais qui prennent une navette pour venir travailler à Yamachiche ont décidé de demeurer à la maison, mercredi, après avoir pris leur température, soutient le porte-parole.

«Ils n'ont pas pris la navette, ils sont restés chez eux comme on le recommande. On demande aux gens d'être responsables. S'ils ont été en contact avec des gens avec des symptômes ou s'ils ont des symptômes, ils doivent prendre les mesures nécessaires. On continue de donner de l'information plus que jamais et on évalue la mise en place de mesures additionnelles à celles qu'on a déjà», ajoute M. Vigneault.

La conjointe d'un de ces trois travailleurs montréalais, elle aussi une employée d'ATrahan, a décidé de se présenter à l'usine, mercredi matin, mais la direction l'a retournée à Montréal. Toutes ces personnes avaient semble-t-il travaillé mardi.

Questionné à savoir ce qu'un cas de coronavirus dans une usine de produits alimentaires entraîne comme mesures visant à s'assurer de la qualité desdits produits, M. Vigneault indique qu'Olymel fonctionne déjà avec une panoplie d'exigences. Les mesures de prévention concernant la lutte au coronavirus s'ajoutent à ces exigences en termes d'hygiène, d'inspections de l'Agence canadienne d'inspection des aliments qui est là en permanence et de contrôle de la qualité.

Pas de deuxième cas

Des informations transmises au Nouvelliste laissent entendre qu'un deuxième cas de coronavirus pourrait bien survenir parmi les employés d'ATrahan. Ces informations indiquent qu'une personne a subi mercredi après-midi un test de dépistage. 

Richard Vigneault affirme que le nombre de cas de coronavirus se limite à un seul.