Le Umiavut est échoué depuis dimanche dans le lac Saint-Pierre.

Un cargo échoué dans le lac Saint-Pierre

TROIS-RIVIÈRES — Un cargo de la compagnie Neas, le Umiavut, est présentement échoué dans le lac Saint-Pierre, à la hauteur de la courbe de la Pointe-du-Lac, indique la Garde côtière canadienne. L’incident est survenu dimanche, après que le navire eut subi un problème avec son gouvernail.

Selon Guylaine Beaudoin, porte-parole de la Garde côtière canadienne, le navire s’est alors retrouvé à s’enliser dans des hauts fonds boueux, en dehors du chenail, où il est présentement immobilisé depuis plus de 24 heures. 

«Notre rôle ici est de s’assurer que la sécurité des gens n’est pas menacée mais aussi qu’il n’y ait aucune menace à l’environnement. Présentement, aucune fuite ou perte d’hydrocarbures n’a été observée», indique Mme Beaudoin.

À partir de ce moment, il appartient à la compagnie propriétaire du navire de produire un plan de renflouement, qu’elle devra soumettre tant à la Garde côtière qu’à Transport Canada pour approbation. 

Selon Suzanne Paquin, présidente et chef de la direction chez Neas, le plan de renflouement a déjà été soumis aux deux entités et est en attente d’approbation. Déjà, la compagnie a commencé à décharger le navire sur deux barges afin de l’alléger. Deux remorqueurs sont attendus mardi afin de tenter une manœuvre pour le tirer de sa fâcheuse position. Le personnel du navire, lui, est sain et sauf et est demeuré à bord.

«Nous ne voulons pas laisser les choses traîner. Ce sont des navires qui desservent les communautés du Grand nord, alors on ne peut pas se permettre de laisser ça comme ça trop longtemps», explique Mme Paquin, qui précise qu’aucun déversement n’a été enregistré et que le bateau ne cause pas de tort à l’environnement présentement.

Difficile pour le moment de savoir ce qui a pu se passer, mais tout indique qu’un bris mécanique, et non une erreur humaine, soit à l’origine de cet incident, mentionne Mme Paquin.

«Présentement, on constate au moins que la voie maritime est libre et que le bateau n’obstrue pas la circulation dans le chenal. Les bateaux peuvent donc continuer de circuler sur le fleuve», note pour sa part Guylaine Beaudoin.

Le navire se dirigeait vers Valleyfield, après avoir ravitaillé le Nord du Québec. Son dernier arrêt s’était effectué à Salluit.