Marc-André Pelletier et Mgr Pierre-Olivier Tremblay, respectivement coordonnateur aux communications et événements et recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et Nathalie Drouin responsable du Café le Pèlerin, procédaient à l’inauguration du café et au lancement de la programmation estivale au Sanctuaire, jeudi dernier.

Un calendrier bien garni au Sanctuaire

Trois-Rivières — C’était jour de lancement au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, jeudi après-midi, alors que l’on dévoilait la programmation pour l’été à venir et que l’on inaugurait le Café le Pèlerin. Résolument dans l’air du temps, comme l’illustrent le thème du calendrier des activités, «L’avenir entre nos mains», et le nouveau lieu de rassemblement qu’est «le seul café dans les environs», fait-on valoir, le Sanctuaire continue de ratisser au-delà des célébrations religieuses et spirituelles. Événements culturels, visites guidées et activités familiales sont ainsi au nombre de la centaine d’activités auxquelles le public est convié d’ici l’automne.

Si le Sanctuaire continue son virage familial, la vocation spirituelle de l’endroit demeure toutefois centrale. Les différentes célébrations constituent toujours le fil conducteur d’un calendrier bien garni. Bien entendu, le festival de l’Assomption — ou la Neuvaine, comme plusieurs y réfèrent encore — demeure le point culminant de la programmation. Celle-ci est aussi faite de messes aux thématiques variées, de bénédictions de toute sorte (véhicules récréatifs, motos, autos ou vélos) et de différents pèlerinages et chemins de croix. Forums et formations liturgiques sont également au menu.

Nouveau lieu de rencontre

Au nombre des événements spéciaux qui marquent le début de la saison, on était heureux d’annoncer l’ouverture officielle du Café le Pèlerin, dès le 1er juin. Plus qu’un café, celui-ci se veut d’abord un lieu de rencontre pour les gens du coin, avec vue sur le fleuve, en plus d’offrir de petites salles de réunion qui peuvent être louées au besoin, fait-on valoir. Si un partenariat avec le Poivre noir avait été envisagé, le projet a été mis sur pause, relate Mgr Pierre-Olivier Tremblay, recteur du Sanctuaire.

Une programmation pour tous

Du début juillet à la mi-août, on présentera Le Petit prince tous les samedis et les dimanches après-midi. Plusieurs autres activités culturelles, dont du théâtre et un symposium d’art sont également à la carte au cours de cette période.

Sur le front musical, la basilique sera l’hôte des populaires concerts d’orgue, tous les dimanches après-midi, du début juin, jusqu’à la fin août. Un concert «piano public» est par ailleurs prévu le 26 août dans les jardins du Sanctuaire. La rumeur veut que l’on puisse peut-être entendre Mgr Tremblay commettre quelques notes

Le 25 septembre sera l’occasion de célébrer le 30e anniversaire de la béatification du Père Frédéric, tandis que c’est le Sanctuaire lui-même qui sera fêté le 7 octobre.

L’année culminera comme à l’habitude par les célébrations de Noël, dont le traditionnel festival Noël en lumière. La programmation de celui-ci, tout comme celle du festival de l’Assomption, feront l’objet d’annonces à venir.

Projets d’expansion

Si Mgr Tremblay continue d’évoquer les projets d’expansion du Sanctuaire avec enthousiasme, il convient que ceux-ci en sont encore au stade du montage financier. Rappelons que le projet de développement dans son ensemble, un partenariat public-privé, représente des investissements de plus de 44 millions $.

Si le projet est ficelé au niveau municipal, les discussions sont toujours en cours avec Québec et Ottawa, indique Mgr Tremblay. «On sent une bonne volonté, mais il y a une complexité que je découvre dans tout ça», relate le recteur. Il explique par exemple que les mécanismes d’investissement n’ont pas la même souplesse au niveau fédéral qu’elles peuvent en avoir du côté de Québec. Le recteur se dit toutefois confiant. «Je suis pas mal encouragé, mais tant que ce n’est pas fait, ce n’est pas fait», déclare-t-il.

Le projet, qui verrait notamment une reconfiguration complète de l’accueil sur le site, ambitionne de faire passer son nombre de visiteurs de 430 000 par année à 700 000, rappelle Pierre-Olivier Tremblay. Il y voit une occasion de poser un jalon important dans la revitalisation du secteur.

Le maire Jean Lamarche, qui a fait un arrêt rapide à l’événement de lancement, abonde dans le même sens. «C’est une grande fenêtre qui s’ouvre sur tout Trois-Rivières, pour beaucoup de gens», illustre-t-il. Il qualifie le projet de central.

Quant à l’usine Cascades Lupel, voisine directe du Sanctuaire, qui fermera ses portes en juillet prochain, le maire Lamarche préfère y voir une occasion à saisir plutôt qu’un mauvais coup du sort. «Des projets et des idées sont sur la table», soutient-il, sans toutefois vouloir préciser de quoi il s’agit. «Il faut s’assurer d’avoir la bonne vocation pour le lieu», laisse-t-il tomber.