Plus de temps violent et d’orages cet été.

Un bel été, mais explosif et court

TROIS-RIVIÈRES — L’été qui s’amorce sera beau, en général, mais «quelques fois un peu explosif» et surtout, il devrait s’essouffler tôt, dès la fin d’août en fait. Il faudra donc saisir les belles journées quand elles passeront, cet été.

C’est en résumé ce que prévoit MétéoMédia et son météorologue, Bertin Ossonon, pour la Mauricie en ce début de la belle saison.

Alors que nous commencions à nous habituer à des chaleurs qui arrivaient dès le mois de mai et qui se prolongeaient tout au long du mois de septembre, il faudra plutôt composer, cette année, avec un été «moins caniculaire», dit-il, et plus court.

M. Ossonon indique que nous sommes actuellement dans une année «neutre», c’est-à-dire que nous ne sommes ni sous l’influence du phénomène El Niño (courant chaud du Pacifique) ni sous l’influence de la Niña (courant froid), ces deux courants marins qui affectent la météo au Canada. Néanmoins, le Québec sera sous l’influence de températures au-dessus de la normale dans l’Atlantique Nord.

«Tout le long de la côte, jusqu’aux Maritimes, les températures qu’on prévoit vont être au-dessus des normales. Dans l’Ouest canadien, c’est plus chaud parce que le Pacifique Nord est plus chaud et l’Ouest canadien va être plus chaud et plus sec», dit-il.

«Je pense que le Québec va bien s’en tirer. Ce ne sera pas un été très caniculaire, mais au moins ce sera plus chaud que l’année dernière», dit-il.

M. Ossonon souligne le fait qu’actuellement, il y a toutefois du temps frais plus au nord qui affecte le Québec et l’Ontario en contraste avec l’air de la côte qui est plus chaud. Cela devrait provoquer des précipitations au-dessus des normales. Cela ne veut pas dire qu’il va pleuvoir tout le temps, dit-il, mais que la fréquence des précipitations sera plus élevée.

M. Ossonon prévoit que le Québec et l’Ontario vont donc se retrouver «dans un petit creux, comme une cuvette» entre l’Ouest canadien et la côte atlantique. Selon lui, la Mauricie et le sud du Québec pourraient donc connaître des orages plus fréquents et du temps plus violent, dit-il.

«Ça peut causer des rafales dans les 90 km à l’heure. Ça peut causer de la grêle et des tornades aussi», prévient-il.