Alain Béland est le directeur adjoint du service de sécurité incendie de la Ville de Louiseville.

Un bambin évacué d'urgence à Louiseville

Quatorze mois après que la Ville de Louiseville eut largué son service de sauvetage nautique, un bambin d'un an et demi a été évacué d'urgence vendredi matin, en plein secteur inondé, grâce à la collaboration d'une personne de son entourage qui a conduit en chaloupe l'enfant et sa mère sur la terre ferme afin qu'il soit pris en charge par les ambulanciers.
L'appel de détresse est entré vers 10 h 15. L'enfant demeure sur l'avenue Lac Saint-Pierre Ouest où il est impossible de circuler en voiture à cause des inondations printanières. Comme les ambulanciers ne pouvaient se rendre à cet endroit, les pompiers sont intervenus.
«J'ai appelé pour avoir une embarcation, j'ai demandé à l'armée de m'habiller deux pompiers formés. Le bébé est arrivé dans une autre embarcation. Mais on était prêt», explique le directeur adjoint du service de sécurité incendie de Louiseville, Alain Béland.
L'enfant a aussitôt été conduit à l'hôpital de Louiseville pour être transféré à l'hôpital de Trois-Rivières. Il n'a pas été possible de connaître l'état du bambin. 
Yvon Deshaies applaudit à la réaction des intervenants locaux. Le maire de Louiseville ne croit pas que l'ancien zodiac aurait permis une intervention plus rapide en cette période d'inondation.
«Ma garde de sécurité arrivait avec les pompiers et les militaires. Un zodiac, c'est un matelas soufflé. Dans des temps comme ça, à la moindre clôture qu'on frappe, ça fend. Et en plus, les deux personnes avec qui on a des ententes pour secourir les gens avec leurs bateaux connaissent le lac.»
M. Deshaies fait référence à l'entente prise avec deux personnes pour mettre quatre chaloupes à la disposition de la Municipalité en cas d'urgence durant la période d'inondation.
«On le sait qu'on n'a plus de zodiac, mais on s'est organisé. L'enfant est arrivé avec un bateau, pas en zodiac. Mes pompiers avec un zodiac, ça n'aurait pas été mieux», estime M. Deshaies, qui ne regrette nullement sa décision d'abandonner ce service au printemps 2016.
À part le conseiller Charles Fréchette, tous les autres élus de Louiseville ont appuyé cette décision basée principalement sur des motifs d'économies.