Sainte-Anne-de-la-Pérade invite les citoyens à s’inscrire au système automatisé d’alerte qui sera installé vers la mi-octobre.

Un avis d’ébullition qui fait jaser à Sainte-Anne-de-la-Pérade

Sainte-Anne-de-la-Pérade — La Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade se défend d’avoir attendu quatre jours avant de publier un avis d’ébullition, la semaine dernière. Les délais de communication, bien indépendants de la vigilance des municipalités en pareil cas, devraient être améliorés dès la mi-octobre puisque Sainte-Anne-de-la-Pérade, comme toutes les municipalités du Québec, disposera bientôt d’un système d’alerte par téléphonie.

Les avis publics concernant les situations d’urgence, comme un avis d’ébullition par exemple, seront donc diffusés par téléphone de manière automatisée et rapide dans tous les foyers. Le seul hic, c’est que les citoyens devront s’inscrire à ce service gratuit s’ils veulent en bénéficier, indique le directeur général, Jacques Taillefer.

Le nouveau système a fait l’objet d’un vote au conseil municipal du mois d’août et à la suite d’appels d’offres, le contrat a été octroyé à une compagnie de Trois-Rivières. Cette démarche, précise-t-il, a été réalisée avant le problème d’eau potable survenu le 19 août dernier et n’a donc pas été suscitée par ce dernier.

C’est que le gouvernement oblige désormais toutes les municipalités du Québec à se doter d’un service d’alerte automatisé par téléphone d’ici le mois de novembre.

Dans une longue lettre affichée sur la page Facebook de la municipalité, le directeur général, Jacques Taillefer, a fait l’historique de la situation survenue la semaine dernière afin de faire taire les affirmations erronées de quelques citoyens en colère qui ont circulé sur Facebook.

Ce dernier explique que l’eau potable fait l’objet d’un test tous les lundis. Ce test arrive au laboratoire le lendemain, mardi. Les résultats ne sont acheminés à la Municipalité que le jeudi. Or, «dans la nuit de mercredi à jeudi, nous avons été avisés qu’un des trois tests avait une anomalie», explique le directeur. Dès jeudi matin, un avis d’ébullition a donc été acheminé aux citoyens.

Selon Jacques Taillefer, beaucoup de municipalités «doivent vivre avec ces délais» (livraison, réception et analyse des échantillons), car aucun laboratoire agréé n’est situé en Mauricie.

Ce dernier affirme que «toutes les garderies, centres d’hébergement pour personnes âgées, restaurants et commerces», ont été avisés avant 10 h. Difficile d’agir plus vite, pour l’instant, puisque la Municipalité n’aura son service d’alerte automatisé qu’à la mi-octobre. Tous ces appels ont donc été faits un à un «à la main», explique-t-il.

«Le panneau électronique de l’hôtel de ville a également été monopolisé dès 9 h pour transmettre l’information», ajoute-t-il.

Le directeur a cru bon de faire cette mise au point, car une rumeur a circulé voulant que la Municipalité avait des doutes sur la qualité de l’eau dès le lundi. «Cela est totalement faux», affirme-t-il. «Si nous avions eu le moindre doute, nous aurions immédiatement lancé la procédure d’alerte», dit-il en invitant les citoyens «à contacter la Municipalité afin d’avoir les justes informations et éviter ainsi de créer un climat d’insécurité en se basant sur des rumeurs.»

La Municipalité a fait faire d’autres tests, lundi et la population sera avisée d’une levée d’avis d’ébullition dès que tout sera rentré à la normale.