La Coalition des forces sociales de la Mauricie et du Centre-du-Québec a tenu un rassemblement au parc Champlain pour souligner la Fête internationale des travailleuses et travailleurs du 1er mai.

Un avertissement aux partis politiques

Trois-Rivières — Lors d’un rassemblement organisé au parc Champlain, à Trois-Rivières, la Coalition des forces sociales de la Mauricie et du Centre-du-Québec a profité de la Fête internationale des travailleuses et travailleurs du 1er mai pour écorcher le gouvernement Couillard tout en dévoilant ses attentes en vue des prochaines élections provinciales.

Selon le porte-parole, François Melançon, les partis politiques seront invités à «se compromettre pour un salaire minimum à 15 dollars l’heure, le rehaussement du financement à la mission du milieu communautaire et le renforcement des droits syndicaux durement acquis.

«Les services publics sont mis à mal par les libéraux et il faut faire entendre la voix de nos régions après 15 années de mandat», a lancé Lorraine Dugas, du Conseil central Coeur-du-Québec de la CSN.

À son avis, les conditions de travail se détériorent à un point tel que «les travailleuses et les travailleurs quittent leur emploi parce qu’ils ne peuvent plus supporter la pression qu’on leur impose». 

En plus de reprocher au gouvernement libéral «d’avoir engrangé des milliards de dollars» sur le dos des travailleurs, elle l’accuse de «nous laisser un réseau de santé, d’éducation et de centres à la petite enfance sens dessus dessous».

Et pour Joanne Blais, de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, «les femmes sont souvent les premières victimes des inégalités liées au travail».

Pour sa part, la directrice générale de la Corporation de développement communautaire de Trois-Rivières, Amélie Dubuc, a dénoncé le sous-financement chronique des organismes communautaires, qui sont plus de 300 dans les deux régions.

«Il n’y a pas de quoi fêter. Vos conditions de travail ne sont pas à la hauteur de ce que vous faites. Il faut les améliorer pour éviter le roulement de personnel et la perte d’expertise et il nous faut plus de financement», a-t-elle plaidé. 

Par ailleurs, Francis Coutu, de l’Association des étudiants du Michel Sarrazin de l’UQTR, a décrié le fait que «beaucoup d’étudiantes et d’étudiants travaillent et souvent, à de maigres salaires». «On en parle peu, mais c’est discriminatoire. Et cela doit cesser. Un meilleur salaire minimum diminuerait leur stress et leur taux d’endettement et augmenterait leur temps de qualité», a-t-il fait valoir.

De son côté, Anne-Marie Tardif, du Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es, a rappelé que 60 % des travailleurs sont non syndiqués. Quant à ceux qui travaillent au salaire minimum, 58 % sont des femmes et 54 % ont pourtant des études post-secondaires. «Il faut que ça s’arrête. On demande le changement cette année», a-t-elle soutenu.

Pour François Melançon, la Coalition des forces sociales se veut dorénavant l’un des plus grands mouvements progressistes actifs entre Québec et Montréal. Tous les organismes communautaires, syndicaux et étudiants seront d’ailleurs appelés au cours des prochains jours à appuyer la déclaration de principes proposée par la Coalition.