Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.
Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Un autre regard sur Louiseville

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
LOUISEVILLE — En mettant sur pied un comité d’étude sur le développement de Louiseville, le maire Yvon Deshaies souhaite obtenir un regard neuf sur ce qui peut être fait pour améliorer le portrait de la ville dans différentes sphères d’activités.

L’annonce de la mise sur pied d’un groupe de réflexion sur le développement du territoire de Louiseville a été effectuée lors de la dernière séance du conseil municipal. Les forces de Louiseville seront analysées, de même que ses faiblesses, les menaces et les opportunités.

L’économie, les loisirs, les personnes aînées et le secteur commercial sont des exemples de sujets qui seront analysés par ce comité de réflexion. Un tel exercice serait une première dans l’histoire récente de Louiseville.

«Les gens qui sont sur le comité savent ce qu’il peut manquer à Louiseville. On se fie à ces gens-là. Ils vont faire l’inventaire de tout ce qui est la vie de Louiseville. C’est pour aller chercher le maximum sur Louiseville. Des fois, comme élus, il y a des choses qu’on manque ou qu’on ne voit pas. Ces gens sont là pour nous aider», estime le maire, en précisant que l’idée d’un tel comité a été suggérée par le directeur général de la Ville de Louiseville, Yvon Douville.

Trois représentantes de l’organe municipal siègent au sein de ce comité. Il s’agit de Louise Carpentier, directrice du service de l’urbanisme, de Karell Desaulniers, coordonnatrice à la vitalité du milieu, et de Valérie Savoie Barrette, directrice du service des loisirs et de la culture. Marc Bellemare, Jean-Frédéric Bourassa, André Carbonneau, Jean Deveault, Sylvie Lafrenière et Line Plante font partie du comité à titre de citoyennes et de citoyens.

Le maire Deshaies siège d’office à ce comité. Mais il n’a pas l’intention d’y jouer un grand rôle.

«Je suis pour régler un problème, mais je ne suis pas à la table, le directeur général non plus. On ne veut pas influencer les gens. On veut donner le plus de liberté possible au comité.»

Celui-ci a le mandat de livrer un rapport à l’automne 2020. Le conseil est libre d’accepter ou non les recommandations du comité, prévient le maire.

«Le rapport va guider le conseil dans ses prochaines décisions et aussi le futur conseil s’il veut garder cette étude. Les élus auront un plan de match. Mais le comité sait que le conseil peut jeter le rapport à la poubelle. Le comité fait le rapport et c’est le conseil qui décide s’il l’applique ou pas.»

Société du cannabis

Maintenant que Shawinigan a obtenu une succursale de la Société québécoise du cannabis, Yvon Deshaies souhaite que le tour de Louiseville vienne dans un avenir rapproché.

Le maire n’a jamais caché son appui à la légalisation du cannabis et son désir d’accueillir une succursale sur le territoire louisevillois.

Il affirme que la Ville poursuit les représentations auprès des instances gouvernementales.

«Je sais que Shawinigan a une population de 49 000 personnes, mais Louiseville, avec la MRC de Maskinongé, on est beaucoup de monde. Quand les gens vont à Trois-Rivières pour aller à la SQDC, ils font leur marché à Trois-Rivières, ils vont manger à Trois-Rivières, mettre de l’essence à Trois-Rivières. Le but est de garder l’argent chez nous. Si on est capable d’avoir une SAQ à Louiseville, on est capable d’avoir une SQDC», plaide M. Deshaies.

Le maire souhaite qu’une succursale de la SQDC ouvre à Louiseville d’ici 2021.