Marc-André Hould a quitté le C.A. de la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice.

Un autre départ au sein du conseil d’administration

LA TUQUE — Après le récent départ de la présidente Caroline Bérubé, un autre administrateur claque aussi la porte de la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice. Marc André Hould a affirmé, par voie de communiqué, qu’il quittait avec beaucoup d’amertume. Il soutient également que deux départs sont à prévoir à court terme.

«Je quitte principalement pour dénoncer des attitudes au sein du conseil avec l’arrivée de nouveaux administrateurs. Il y a eu des jeux de pouvoir et des actions posées sans le consentement des membres. Dans le cas de certaines actions, et en raison de leur importance, à titre d’administrateur, je n’ai même pas été consulté», explique Marc-André Hould.

Ce dernier siégeait sur le conseil d’administration depuis l’automne 2017. Il avait été recruté par la présidente sortante. Il avait alors accepté le mandat de donner un coup de main à l’organisme de par son expérience passée dans le monde de la philanthropie.

Même s’il n’habitait plus la ville de La Tuque depuis quelques mois, son désir de vouloir continuer à contribuer à la communauté latuquoise était toujours bien présent.

Même si la Fondation se trouve actuellement dans une situation précaire avec le retrait du financement qu’elle percevait du stationnement, M. Hould affirme que sa décision de quitter n’est nullement liée.

«Le dossier du stationnement est un gros morceau pour la Fondation. Il y a eu des décisions prises par le gouvernement et les CIUSSS. Bien honnêtement, cette entente signe l’arrêt de mort de notre Fondation. Je dois l’admettre. Nous avons commencé à nous asseoir avec les dirigeants du CIUSSS afin de créer de nouveaux événements et trouver de nouvelles sources de revenus. Cependant, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Trouver des sous auprès d’une communauté de 12 000 personnes est une tâche complexe», lance-t-il.

«D’autres organismes effectuent déjà honorablement des activités de financement et peinent à tirer leur épingle du jeu. Et comme la tarte n’est pas bien grosse, on ne ferait que diviser encore plus les parts. C’est un peu comme déshabiller Pierre pour habiller Paul. Ceci étant dit, même si je suis triste de cette décision, je sais très bien que le CIUSSS ne fait pas ça volontairement pour nous nuire. Ils doivent respecter les politiques en place et se conformer à ce qu’il se fait partout dans les autres CIUSSS», a conclu M. Hould.