Jean et Colette St-Louis ont peu d'espoir de retrouver leur soeur, disparue il y a un an.

Un an après la disparition de Yolande St-Louis: «On commence à perdre espoir»

Un an s'est passé depuis la disparition de leur soeur, Yolande St-Louis... un an sans savoir ce qui lui est véritablement arrivé. Malgré les mois qui passent, Jean et Colette St-Louis sont toujours sans nouvelle de leur soeur de 78 ans disparue par une froide nuit de février.
Yolande St-Louis
«On commence à perdre espoir», avoue Colette St-Louis. «Nous n'avons aucune piste, nous ne savons rien de ce qui a pu lui arriver.»
Durant la nuit du 21 février, la dame semble avoir quitté d'elle-même son appartement de la rue Saint-Georges à Trois-Rivières, lequel est situé dans le même triplex que son frère et sa soeur. Les policiers n'ont découvert aucune trace d'entrée par effraction et rien n'avait été volé. Tous les effets personnels de la dame étaient restés sur place, y compris ses médicaments et son dentier. 
Depuis sa disparition, rien n'a bougé dans son compte de banque. Ses proches se demandent comment elle peut vivre sans le sou et sans médicament. 
Yolande St-Louis avait combattu un cancer dans le passé. Ses proches ont avoué au lendemain de sa disparition qu'elle craignait terriblement une récidive de la maladie. «Elle était même en dépression. Elle prenait des médicaments pour ça, mais elle avait des cauchemars. Elle était terriblement inconfortable avec ça», affirme son frère Jean St-Louis qui ajoute que sa soeur avait avoué à une amie qu'elle n'accepterait pas le retour du cancer. 
Tous ces éléments réunis poussent son frère Jean à penser qu'elle s'est dirigée vers le fleuve Saint-Laurent lors de cette nuit de février 2016. Il croit qu'elle s'est enlevé la vie en plongeant dans les eaux froides. 
«Je suis certain à 99 % qu'elle est allée se jeter au fleuve», estime M. St-Louis. «Elle l'avait dit à une amie quelques jours avant que si sa santé ne revenait pas qu'elle n'était plus capable de vivre comme ça.»
Bien sûr, l'eau du fleuve Saint-Laurent est glaciale en hiver. Le courant peut aussi emporter un corps sur une longue distance. Les policiers avaient vérifié les berges du fleuve le jour de sa disparition, mais l'absence de glace sur l'eau n'avait pas permis de trouver des traces qui auraient pu être laissées par la dame.  
«On va toujours se poser des questions... elle n'a pas laissé de lettre, rien», ajoute Jean St-Louis. «La seule chose qui nous console, c'est qu'elle n'a plus de problème.»
Cette histoire démontre, selon le frère de la disparue, un certain manque de suivi auprès des personnes qui ont souffert d'importante maladie mentale. Car Yolande St-Louis avait vécu une importante dépression il y a plusieurs années. Selon son frère, un médecin aurait dû faire un suivi pour voir l'évolution de sa santé mentale. 
Bien qu'elle soit disparue, Yolande St-Louis est officiellement considérée comme vivante. Ses proches ne peuvent donc pas gérer ses avoirs comme si elle était déclarée décédée. Sept ans doivent s'écrouler avant qu'un juge puisse déclarer une personne disparue décédée.
«J'ai donc communiqué avec le gouvernement pour qu'il arrête de lui émettre sa pension. Si elle n'est jamais retrouvée, elle sera déclarée décédée dans sept ans, alors nous allons devoir rembourser les sommes versées avec les intérêts», précise Jean St-Louis en avouant que les démarches administratives sont compliquées dans de telles circonstances.  
La police de Trois-Rivières n'a bien sûr pas fermé le dossier concernant la disparition de Yolande St-Louis. Toutefois, selon les proches de la dame, il n'y a malheureusement aucun développement à l'enquête.