De gauche à droite: Jean-Yves Laforest, président de la Commission scolaire de l’Énergie, François Thifault, directeur, Simon Allaire, député de Maskinongé et à l’avant, deux élèves de 6e année, Bruno Lafrance et Simone Bournival.

Un agrandissement et plus de ressources pour l’école primaire de Saint-Élie-de-Caxton

SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — Les élèves et le personnel de l’école primaire Villa-de-la-Jeunesse de Saint-Élie-de-Caxton ont inauguré, lundi, l’agrandissement de leur école, un projet de 3,4 M$. Le député de Maskinongé, Simon Allaire, a profité de l’occasion pour annoncer une aide de 35 000 $ sur deux ans au projet Grandi-Ose, ce qui permettra d’ajouter une heure de cours par classe par semaine.

Rappelons que l’école n’étant plus considérée comme étant en milieu défavorisé, elle doit composer avec deux enseignants de moins cette année. Ceci, selon les parents, a eu l’heur d’affecter le projet Grandi-Ose qui avait été mis sur pied en 2009 alors que l’école était menacée de fermeture. Le projet permettait en effet d’augmenter l’offre d’activités aux élèves et donc de retenir ceux-ci à Saint-Élie-de-Caxton.

Marianne Pellerin, présidente du comité Grandi-Ose et porte-parole des parents qui s’étaient mobilisés l’été dernier, à la suite de la perte des deux enseignants, estime que la nouvelle annoncée par le député lundi est bonne. Elle croit malgré tout qu’il faudrait faire plus. Le nombre d’élèves de cette école a plus que doublé depuis quelques années et «l’on demande toujours la même chose aux enseignantes», souligne-t-elle. «C’est-à-dire de donner aux enfants la possibilité de participer au projet Grandi-Ose et en même temps, on leur demande plus, car elles ont une classe plus nombreuse», fait-elle valoir.

Grandi-Ose avait été mis sur pied par des parents et des enseignants, en 2009, pour freiner l’exode engendré par la recherche d’options sportives, artistiques ou autres offertes aux enfants dans les écoles situées en ville.

Un dur coup à ce projet a été porté, en juin, lorsque deux enseignants ont dû quitter l’école, l’un d’eux à cause d’une baisse de dix élèves et l’autre à cause de l’amélioration de l’indice de défavorisation.

Le député Allaire indique qu’un moratoire sur la coupe des deux postes d’enseignants «n’était pas possible».

Toutefois, un montant de 35 000 $ a été octroyé afin d’éviter la cessation du programme Grandi-Ose de la part du ministre Jean-François Roberge et du député Simon Allaire à même leur budget discrétionnaire respectif.

François Thiffault, directeur de l’école, se réjouit non seulement de cette nouvelle, mais également de l’agrandissement du gymnase et de la création de deux nouveaux locaux dans son école.

Le besoin, dit-il, était immense. «On a enfin de l’air. Quand il y avait du sport à faire, c’était toujours excessivement limitatif compte tenu du fait qu’on avait un gymnase de petite dimension avec un plafond bas. Donc, il fallait faire des choix au niveau des sports qu’on pouvait pratiquer», raconte-t-il.

«Au niveau du service de garde, on avait un local, mais c’était nettement insuffisant. Il fallait réaménager deux fois par jour un local de classe plus une partie de l’ancien gymnase pour être capable d’accueillir tout le monde. Les deux nouveaux locaux nous permettent de répondre à cette problématique», souligne le directeur.