Marie-Hélène Laplante s’inquiète de savoir que son fils devra marcher dans la rue sur cette bretelle d’accès en hiver pour se rendre à l’école, puisque le trottoir n’est pas déneigé. Selon elle, les voitures qui arrivent du boulevard des Récollets vers la rue Ludger-Duvernay ont une visibilité réduite et ne voient les piétons qu’au dernier moment.
Marie-Hélène Laplante s’inquiète de savoir que son fils devra marcher dans la rue sur cette bretelle d’accès en hiver pour se rendre à l’école, puisque le trottoir n’est pas déneigé. Selon elle, les voitures qui arrivent du boulevard des Récollets vers la rue Ludger-Duvernay ont une visibilité réduite et ne voient les piétons qu’au dernier moment.

Trottoir non déneigé près d’une école: des parents réclament une révision

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — D’autres voix s’élèvent à Trois-Rivières afin de réclamer que la Ville revoit le processus décisionnel entourant le déneigement des trottoirs à proximité des zones scolaires. Après des citoyens de la rue Jeanne-Crevier il y a deux semaines, voilà que des parents du secteur Normanville craignent de laisser partir leurs enfants à l’école Saint-Pie-X à pied, puisqu’ils doivent carrément marcher dans la rue l’hiver.

Le hic dans ce cas particulier, c’est que les élèves doivent aussi franchir une bretelle d’accès qui mène du boulevard des Récollets à la rue Ludger-Duvernay, où le trottoir n’est pas non plus déneigé. Les enfants se retrouvent à marcher dans la bretelle d’accès pour rejoindre la brigadière scolaire qui se trouve à quelques mètres, alors que les voitures qui empruntent la bretelle ne peuvent les apercevoir qu’au dernier instant.

«On a fait des requêtes pour que le trottoir soit déneigé, mais ça a toujours été refusé. On nous dit qu’il n’y a pas assez de piétons pour le justifier», déplore Marie-Hélène Laplante, dont le fils fréquente la maternelle de l’école Saint-Pie-X. À partir de sa résidence, ce trajet représente 174 mètres jusqu’à la cour d’école. Une partie du trottoir du boulevard des Récollets est déneigée jusqu’au passage piétonnier. La portion de trottoir supplémentaire qui devrait être déneigée pour que ce soit sécuritaire pour les écoliers est de 103 mètres, constate la maman qui ajoute qu’au moins une dizaine d’élèves du quartier parcourent matin et soir cette artère pour aller à l’école et rentrer à la maison.

L’arbre décisionnel de la Ville de Trois-Rivières stipule que certains critères doivent être satisfaits pour qu’un trottoir soit déneigé. Dans le cas de la rue Ludger-Duvernay à cette hauteur, le nombre minimal de 30 piétons dans des heures significatives, soit de 6 h à 9 h et de 15 h à 18 h, n’est pas atteint. L’élaboration de l’arbre décisionnel avait été faite de manière à favoriser une équité entre tous les citoyens lorsque la Ville accepte de déneiger un trottoir.

«Il y a certainement quelque chose à revoir dans les critères d’évaluation, parce qu’on est très près d’une école et on laisse des enfants marcher dans la rue dans une courbe où la visibilité est réduite. Il faudrait qu’on évalue davantage la notion du danger mais on dirait que c’est écarté», constate Mme Laplante.

Interpellé par Le Nouvelliste à ce sujet, le conseiller municipal du secteur, Pierre Montreuil, s’est dit effectivement préoccupé par l’aspect de la visibilité réduite dans la courbe et entend demander à ce qu’on réexamine la décision spécifiquement pour cette portion de trottoir, où s’accumulerait par ailleurs un banc de neige chaque hiver à la hauteur du boulevard des Récollets.

«Je constate aussi que les enfants qui arrivent de cette bretelle doivent en plus escalader un banc de neige sur le trottoir pour pouvoir rejoindre la brigadière scolaire. Cette courbe me préoccupe en effet, et je vais demander à ce que ce soit réexaminé», a indiqué M. Montreuil.

Trottoir déneigé

Par ailleurs, les résidents de la rue Jeanne-Crevier qui réclamaient le déneigement d’une partie du trottoir du boulevard des Chenaux afin qu’une douzaine d’enfants puissent se rendre à l’école Jacques-Buteux ou encore à leur arrêt d’autobus de façon sécuritaire l’hiver ont obtenu gain de cause.

En effet, il semble que la Ville ait réexaminé les chiffres concernant la fréquentation de cette portion de trottoir et qu’il entre dans les critères. La requête de déneigement a donc été acceptée pour l’hiver 2020-2021.