Le centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières est aux prises avec plusieurs foyers d’éclosion de COVID-19.
Le centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières est aux prises avec plusieurs foyers d’éclosion de COVID-19.

Troisième éclosion au CHAUR: l’aile COVID touchée

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — L’éclosion de cas de COVID-19 à l’intérieur des murs du CHAUR de Trois-Rivières ne cesse de prendre de l’ampleur. Devant composer avec des cas dans les unités de neurologie et de chirurgie, voilà que le Centre hospitalier affilié universitaire régional est confronté à une éclosion dans la section réservée aux patients atteints de la COVID-19 où quatre employés ont été infectés. L’hôpital s’affaire à nettoyer des conduits de ventilation dans la chambre où l’éclosion dans l’unité de neurologie aurait pris naissance, alors que la région compte 47 nouveaux cas de COVID-19 et déplore la mort de deux autres personnes atteintes de cette maladie. 

La découverte d’employés atteints de la COVID-19 dans la zone COVID entraîne un dépistage systématique auprès des travailleurs de ce secteur de l’hôpital. Entre-temps, les autorités mènent une enquête pour connaître l’origine de cette éclosion dans un département particulièrement à risque.

«Ce sont des gens qui travaillent auprès de personnes atteintes. Ils travaillent avec des équipements de protection. On essaie de regarder s’il n’y a pas eu une faille», mentionne Kellie Forand, agente d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Selon Mme Forand, le retrait du travail de ces quatre employés n’a pas d’impact sur l’offre de service.

Un employé de l’unité de la chirurgie s’ajoute aux neuf cas répertoriés lundi. Un dépistage systématique a été effectué auprès des usagers les 16 et 17 octobre et la même mesure est appliquée pour le personnel.

En neurologie, un test positif à la COVID-19 subi par un employé fait passer le nombre de cas totaux de 52 à 53. Les patients atteints de la COVID ont été transférés dans la zone réservée à ces malades. Un dépistage est effectué aux cinq jours auprès des patients et des travailleurs.

C’est dans cette dernière unité que des travaux de nettoyage ont été entrepris, mardi. Le système de climatisation ainsi que des conduits d’aération sont visés par cette corvée de nettoyage dans la chambre multiple soupçonnée d’être à l’origine de la transmission.

«Ça aurait pu contribuer à la circulation d’air dans la chambre. L’air passe d’une personne à l’autre même s’il y a une distanciation de plus de deux mètres. C’est un des facteurs qu’on analyse. On ne prend aucun risque», ajoute Mme Forand.

Cinq cas de plus au SSJ

Selon le CIUSSS, le nombre d’élèves du Séminaire Saint-Joseph infectés à la COVID-19 a grimpé de 61 à 66 en l’espace de 24 heures. Au niveau du personnel, on dénombrait mardi une dizaine de cas.

Centre de détention

Le centre de détention de Trois-Rivières voit un employé de plus être atteint de la maladie. Cela porte à neuf le nombre de cas au sein du centre de détention, soit trois détenus et six membres du personnel. La situation a amené une équipe du CIUSSS à se rendre sur les lieux afin de vérifier l’endroit et de faire des recommandations.

47 cas de plus en 24 heures

Avec 3657 personnes contaminées à la COVID-19, la région a enregistré mardi 47 nouveaux cas. La hausse était de 56, lundi.

Deux personnes de plus sont décédées de la maladie, portant le bilan régional à 218 victimes. Les deux décès sont survenus en centres hospitaliers.

C’est à Trois-Rivières que l’augmentation est la plus importante, avec 23 nouveaux cas. La MRC de Drummond affiche 14 cas de plus, dont la moitié uniquement à Drummondville.

Shawinigan a quatre cas supplémentaires. Bécancour a deux personnes infectées de plus, tout comme Victoriaville. Les MRC de Nicolet-Yamaska et de Maskinongé ont un cas additionnel au sein de leur territoire respectif.

Le nombre de personnes hospitalisées a remonté de deux pour s’établir à 24. Quatre personnes sont aux soins intensifs, une donnée qui n’a pas bougé en 24 heures.

Quelque 59 personnes de plus sont rétablies de la COVID-19.


Quelque 1527 dépistages ont été effectués dans les cliniques du CIUSSS au cours de la journée de lundi.

Le portrait de la région demeure inchangé en ce qui a trait aux catégories d’alerte. Malgré le fait que la MRC de Maskinongé est sur le point d’être enclavée entre deux zones rouges (la MRC d’Autray se retrouvera dans cette catégorie d’alerte dans la nuit de mercredi à jeudi et Trois-Rivières est déjà en zone rouge), il n’est pas question pour le moment de placer ce territoire en zone d’alerte maximale.

«La proximité des régions limitrophes est une des raisons, mais on regarde aussi la hausse du nombre de cas, la capacité d’hospitalisation. Cette analyse est faite chaque jour», précise Mme Forand à propos de la MRC de Maskinongé, mais aussi à propos de la MRC des Chenaux qui a comme voisins deux territoires en zone d’alerte maximale, soit Trois-Rivières et la MRC de Portneuf.

D’autre part, 1527 dépistages ont été effectués lundi dans les cliniques du CIUSSS.

Trois nouvelles écoles atteintes

Selon le ministère de l’Éducation, trois autres écoles mauriciennes ont enregistré leurs premiers cas de COVID-19 en date du 19 octobre. Il s’agit de l’école de la Source à Shawinigan ainsi que l’école Dollard et l’Institut secondaire Keranna, situés à Trois-Rivières.

Dans une communication aux parents, la direction de Keranna précise qu'un membre du personnel qui n'est pas relié au service à l'élève, ni en contact avec les élèves dans le cadre de son travail, a été testé positif à la COVID-19 le week-end dernier. «L'enquête menée par la Santé publique a démontré que le milieu scolaire qu'est Keranna n'est pas à l'origine du cas testé», a t-on fait savoir dans le message adressé aux parents.