Yves Lévesque pourrait faire le saut en politique fédérale en 2019.

Yves Lévesque au fédéral en 2019?

Trois-Rivières — On le sait intéressé par la chose depuis longtemps, et le maire de Trois-Rivières ne s’en cache plus: il pourrait bien être sur les rangs des prochaines élections fédérales en 2019, a-t-il confié au Nouvelliste. Du même coup, Yves Lévesque vient ainsi mettre un terme aux persistantes rumeurs l’envoyant comme candidat de la CAQ dans Trois-Rivières aux élections provinciales du mois d’octobre.

En fait, le maire Yves Lévesque a bel et bien discuté avec le parti de François Legault pour porter les couleurs de la Coalition Avenir Québec dans Trois-Rivières en octobre prochain. Une offre qu’il qualifie de flatteuse, mais qu’il a préféré refuser.

«Oui j’ai été approché. J’ai souvent été approché par plusieurs partis depuis que je suis maire. J’ai toujours trouvé ça intéressant et c’est flatteur de voir qu’on nous considère comme pouvant apporter quelque chose de positif pour le comté et pour une organisation politique. Mais je passe mon tour cette fois», confirme-t-il, reconnaissant que l’offre était tentante étant donné la bonne position de la CAQ dans les sondages et qu’il aurait été considéré comme un candidat vedette... et possiblement même un député ministrable.

Mais Yves Lévesque semble attendre patiemment son tour pour les élections fédérales de 2019. «Je ne ferme pas la porte au fédéral, j’ai toujours été attiré par le fédéral, davantage que le provincial», se contente-t-il de dire, confirmant du même souffle que les grands dossiers qu’il souhaite voir aboutir pour Trois-Rivières se jouent définitivement du côté fédéral, soit le train à grande fréquence et les vols commerciaux vers le sud à partir de Trois-Rivières, un projet dans les cartons depuis 2009 avec Sunwing, et qui n’a jamais vraiment pu voir le jour, spécialement en raison des embûches pour obtenir la désignation nécessaire de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) afin que puissent être offerts à l’aéroport les services de sécurité et de contrôle des bagages, notamment.

Bien que le maire reste vague sur ses intentions réelles, les rumeurs l’enverraient du côté du Parti conservateur, une rumeur qu’il ne dément pas sans pour autant en dire davantage.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, confirme qu’il a discuté avec Yves Lévesque il y a plusieurs mois. «J’ai parlé à différentes personnalités. Yves (Lévesque) est un ami, et je crois aussi qu’il a beaucoup de sympathie pour les idées de la Coalition Avenir Québec. S’il avait voulu faire le saut, je ne le cache pas, j’aurais été très intéressé par sa candidature», mentionne Donald Martel.

Ce dernier assure toutefois que de «très bons candidats» seront sur les rangs pour la CAQ dans la région, et que «de belles annonces s’en viennent».

De son côté, le député néodémocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin, ne se formalise pas davantage d’apprendre l’intérêt d’Yves Lévesque pour une candidature au fédéral en 2019. «Pour ma part, je ne suis pas en campagne électorale en ce moment, c’est encore très loin. Mais je ne choisis pas mes adversaires. J’ai toujours eu énormément de respect pour tous ceux qui souhaitent s’investir en politique et lorsque le moment sera venu, je composerai avec ceux qui seront en face de moi», mentionne-t-il.

Robert Aubin précise toutefois que le maire de Trois-Rivières devra peut-être se trouver un autre cheval de bataille s’il veut représenter le comté de Trois-Rivières. «S’il base sa candidature sur le train à grande fréquence et les vols commerciaux, il devra sans doute se trouver d’autres projets puisque j’y travaille déjà depuis quelques années et qu’à mon avis, ce sera déjà réalisé lors des prochaines élections», avance M. Aubin.