Le conseiller municipal de Pointe-du-Lac, François Bélisle, se réjouit de voir que le projet de voie cyclable sur la route 138 sera réalisé.
Le conseiller municipal de Pointe-du-Lac, François Bélisle, se réjouit de voir que le projet de voie cyclable sur la route 138 sera réalisé.

Une voie cyclable le long de la 138 à Pointe-du-Lac

TROIS-RIVIÈRES — Le projet était réclamé par bon nombre de citoyens du secteur Pointe-du-Lac et d’amateurs de vélo depuis des années, voilà qu’il deviendra réalité. Une voie cyclable sera aménagée le long de la 138 entre le secteur Baie-Jolie et l’entrée de l’autoroute 40, soit la portion de cette route qui est entretenue par le ministère des Transports.

Selon le conseiller municipal de Pointe-du-Lac, François Bélisle, cette portion de voie cyclable était devenue une nécessité, non seulement pour une question de sécurité mais également pour le cyclotourisme, alors que cette portion de route offre un panorama exceptionnel, en plus d’assurer un lien cyclable entre le secteur Pointe-du-Lac et le reste de la Ville par la route 138.

«On m’en parlait beaucoup, mais j’ai aussi pu aller constater moi-même que c’était devenu dangereux à certains endroits. Les cyclistes devaient rouler carrément sur la ligne blanche, ce qui n’est absolument pas sécuritaire», indique le conseiller municipal, qui avait commencé à travailler ce dossier avec l’ancien député Marc H. Plante. Lors de la dernière élection, la transmission des dossiers s’est faite vers le nouveau député Simon Allaire, qui a pu poursuivre le travail avec le ministère des Transports.

Deux scénarios étaient au départ sur la table, soit celui de l’élargissement de la route, ce qui entraînait des coûts très importants pour la Ville, elle qui devait procéder à l’abattage d’arbres et même à l’acquisition de certains terrains privés, un scénario qui s’élevait à pratiquement dix millions de dollars.

Or, le ministère a proposé une autre avenue, soit celle de tracer un corridor cyclable d’un mètre de large de chaque côté, des ajouts qui seraient réalisés au même moment où on procéderait au repavage de cette portion de route, ce qui devrait se faire dans un avenir très rapproché. Ce scénario n’entraînait pas de coûts pour la Ville, étant entièrement pris en charge par le ministère. «La Commission sur la mobilité durable a accepté ce scénario, qui à mon avis est un bon compromis pour que le projet de bandes cyclables puisse voir le jour», ajoute François Bélisle.

Même son de cloche pour le député Simon Allaire, qui estime que cette voie cyclable à cet endroit était devenue une nécessité. «C’est une route historique, sur le bord de l’eau. Il fallait permettre cette facilité de se déplacer. C’est aussi cohérent avec notre volonté de maximiser le transport durable», estime le député de Maskinongé.

Ce dernier a eu déjà deux rencontres de travail avec la direction régionale du ministère des Transports à ce sujet, et indique qu’il ne reste plus que le calendrier des travaux à mettre en place. «J’ai encore confiance que ça puisse se faire l’été prochain», considère Simon Allaire.

La portion de voie concernée par ces travaux est d’une longueur approximative de 8,5 kilomètres et s’étend de l’entrée de l’autoroute 40 sur la rue Notre-Dame-Ouest jusqu’à la hauteur du restaurant Le Grec. Vers l’est, en direction de Trois-Rivières-Ouest, une voie cyclable existe déjà, ayant été aménagée par la Ville de Trois-Rivières. Les deux tronçons de voie cyclable pourront ainsi se rejoindre et faciliter la vie des cyclistes qui circulent sur la route 138.