Une résidence pour personnes âgées, où pourraient s’établir les membres de trois congrégations religieuses trifluviennes, sera construite sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Une résidence pour personnes âgées pour Trois-Rivières sur Saint-Laurent

Trois-Rivières — L’adresse sur le fleuve ne sera finalement pas le seul projet immobilier à voir le jour sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Une résidence pour personnes âgées y sera prochainement construite et pourrait bien accueillir les quelque 200 membres des trois congrégations religieuses trifluviennes à la recherche d’un nouveau domicile.

Ce projet comptera environ 250 unités et nécessitera un investissement de 40 millions de dollars. La vente d’un terrain à la société Trimco, promoteur de L’adresse sur le fleuve, pour un montant de 2,2 millions de dollars a d’ailleurs été approuvée à l’unanimité par les membres du conseil municipal lors d’une séance spéciale qui s’est déroulée lundi matin. C’est à cet endroit que sera érigée la tour d’habitation 16 étages – qui est en quelque sorte la pièce maîtresse de L’adresse sur le fleuve – et la résidence pour personnes âgées. La construction et la gestion de cette dernière seront cependant sous la responsabilité du groupe Lokia, qui possède des installations similaires dans la région de Québec, au Saguenay – Lac-Saint-Jean ainsi qu’au Nouveau-Brunswick. Ce groupe est présidé par le docteur Guy Tremblay, un spécialiste en chirurgie oto-rhino-laryngologie et cervico-faciale originaire du Lac-Saint-Jean qui a pratiqué dans les Maritimes ainsi que dans sa région natale jusqu’en décembre dernier. En parallèle de ses activités médicales, il a fondé Lokia il y a maintenant 16 ans.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, des pourparlers sont présentement en cours relativement au déménagement des membres des Filles de Jésus, des Carmélites et des Ursulines de Trois-Rivières dans la future résidence. Joint par Le Nouvelliste, le président de Lokia n’a pas voulu s’avancer sur la teneur des discussions et sur les chances qu’elles permettent d’en venir à une entente. Du côté des congrégations religieuses, les représentantes ont refusé d’émettre tout commentaire relativement à la possibilité que l’ancien site industriel situé au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent devienne leur nouvelle résidence.

Initialement, les religieuses des trois congrégations devaient emménager dans l’agrandissement de la résidence Saint-Famille, située au bord de la rivière Saint-Maurice dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Après avoir annoncé en grande pompe la construction du bâtiment comptant 134 unités au début de l’automne, le groupe Dion, promoteur de ce projet, a indiqué par voie de communiqué en décembre dernier que le lien d’affaires avec les trois congrégations religieuses avait été rompu. Quelques semaines plus tôt, on avait appris que le site où le groupe Dion projetait de construire la résidence était contaminé. Le site a été nettoyé, mais cela a entraîné des retards importants dans la réalisation du projet.

Le mystère plane donc toujours sur l’avenir des religieuses. Chose certaine, le couvent Kermaria du boulevard Saint-Louis appartenant aux Filles de Jésus sera transformé au coût de huit millions $ en résidence pour personnes âgées à faible ou à moyen revenus. Cette annonce a également eu lieu en septembre dernier.