Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Luc Tremblay, conseiller municipal et président de la Société de transport de Trois-Rivières, et François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international et député fédéral de Saint-Maurice-Champlain, ont participé lundi à l’annonce de différents octrois gouvernementaux accordés à la STTR.

Un réseau plus efficace

TROIS-RIVIÈRES — La Société de transport de Trois-Rivières rafraîchira une partie de sa flotte de véhicules et aménagera des débarcadères grâce à un plan d’investissement de 10,4 millions de dollars auquel contribuent les gouvernements canadien et québécois.

En tout, ce sont 19 projets qui sont inclus dans cette enveloppe profitant d’une subvention de près de 5,8 millions de dollars du gouvernement fédéral, d’un octroi du palier provincial de l’ordre de 4,6 millions de dollars et d’une participation de 90 000 $ de la part de la STTR.

Cinq autobus hybrides et trois «midibus» (modèle de 30 pieds de longueur qui remplace les bus de type scolaires circulant dans les secteurs périurbains) seront acquis. La STTR va également se procurer trois minibus dédiés au transport adapté. Deux débarcadères (voie d’accès latérale et abribus dans les secteurs du Cégep de Trois-Rivières et de l’hôpital de Trois-Rivières) seront aménagés. Le budget permettra de refaire une partie du toit de la bâtisse de la société de transport.

François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international et député fédéral de Saint-Maurice-Champlain, affirme que cette participation du gouvernement fédéral s’inscrit dans une volonté de moderniser un service de transport en commun et de le rendre plus vert.

«Ce sont des investissements qui vont favoriser la croissance économique. Le transport en commun, c’est l’avenir. Quand on rend nos villes plus accessibles, plus vertes, on répond au défi de la main-d’œuvre», a déclaré M. Champagne lors d’une conférence de presse tenue lundi après-midi dans le garage de la STTR.

L’enjeu de la main-d’œuvre a aussi été identifié par Jean-Denis Girard comme étant un aspect qui entre dans la réalisation de cet investissement.

«Ces projets vont améliorer le réseau, le rendre plus fiable, plus efficace, plus vert. Les gens doivent être mobiles. C’est un enjeu pour le Québec et pour Trois-Rivières», raconte le député de Trois-Rivières.

«C’est pour offrir un transport en commun de qualité et abordable. On n’aurait pas cette annonce si on n’avait pas de financement», reconnaît Luc Tremblay, conseiller municipal et président de la STTR.

L’achat des cinq bus hybrides, à 900 000»$ pièce, représente près de la moitié de l’investissement. Selon Guy de Montigny, le jeu en vaut la chandelle.

«Avec les hybrides, c’est une économie de 20 % de carburant. Au niveau financier, il y a un gain de productivité», note le directeur général de la STTR.

M. de Montigny précise que les deux débarcadères seront aménagés d’ici mars 2020 et qu’ils seront intégrés dans le plan de révision du réseau de la STTR. La société va également ajouter un terminus dans le prochain Carrefour du savoir de la ville, un lieu qui reste à être déterminé. Cette mesure favorisera la mobilité des travailleurs.