Alexandre Cusson, président de l’UMQ, et Yves Lévesque ont réussi à s’entendre sur le retour de Trois-Rivières à la table de l’UMQ.

Trois-Rivières reviendra à l’UMQ

Trois-Rivières — Trois-Rivières reprendra bientôt son siège au sein de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Après avoir claqué la porte de l’organisation il y a deux ans et demi, le maire Yves Lévesque a confirmé mercredi qu’il en fera la proposition au conseil municipal dans le cadre du prochain budget à être adopté pour l’année 2018.

Le maire, qui avait quitté les rangs de l’UMQ en juin 2015 après les négociations houleuses entourant le second pacte fiscal entre le gouvernement et les municipalités, semble avoir trouvé une oreille attentive auprès du nouveau président de l’UMQ, le maire de Drummondville Alexandre Cusson. 

Les deux hommes se sont rencontrés mercredi matin dans un restaurant de Trois-Rivières. Au sortir de cette rencontre, le retour de Trois-Rivières dans les rangs de l’UMQ semblait scellé, pourvu que le conseil municipal entérine la décision.

«J’ai été rassuré par M. Cusson, il m’a sécurisé sur les intentions de l’UMQ en lien avec les prochaines négociations à venir», constate Yves Lévesque, qui rappelle que la Ville avait perdu beaucoup lors des négociations des pactes fiscaux. 

«Il faut se rappeler que notre décision partait d’une insatisfaction lors du second pacte fiscal. Au premier, nous avions subi des coupes de 300 M$ que nous avions acceptées de peine et de misère. Mais nous devions nous rattraper au second pacte fiscal, ce qui n’a pas été le cas. Il n’y avait eu aucun gain monétaire pour nous», résume Yves Lévesque, qui estime à 4,5 M$ par année les pertes subies par Trois-Rivières avec ces coupes.

Ainsi, avec les finances gouvernementales qui ont réussi à dégager des surplus, et sachant qu’une fenêtre électorale, tant provinciale que fédérale, se pointe à l’horizon, Yves Lévesque est d’avis qu’en ajoutant sa voix autour de la table, il viendra ajouter du poids à cette force de frappe, d’autant plus qu’il se retrouve désormais parmi les maires les plus expérimentés autour de la table de l’UMQ.

Un avis partagé par le président de l’UMQ, Alexandre Cusson. 

«M. Lévesque avait besoin d’être rassuré qu’en réintégrant les rangs, il en aurait pour son argent. Mais au-delà de l’argent, je suis d’avis que les villes doivent travailler ensemble. Autour de la table, nous établissons nos priorités, mais si Trois-Rivières n’est pas là pour parler de ses priorités, elle ne se reconnaîtra peut-être pas», constate M. Cusson. 

Le prochain pacte fiscal devra être renégocié avant l’automne 2019, ce qui motive l’UMQ à être très présente sur le terrain durant la période électorale provinciale afin de connaître les positions de tous les partis politiques.

Pour le reste, Trois-Rivières retrouvera son siège d’office au conseil d’administration, note Alexandre Cusson, qui encourage par ailleurs une implication de tous les élus. 

«Nous n’avons pas négocié ensemble pour quoi que ce soit, ce n’est pas ma façon de faire. Mais il y a de l’intérêt pour la plus grande implication possible», ajoute-t-il.

Les deux hommes avaient déjà pris position par le passé en faveur du train à grande fréquence, un autre projet que le monde municipal continuera de pousser au cours des prochains mois, assure Alexandre Cusson.