S’il est élu maire, le 5 mai prochain, Jean-François Aubin s’engage à créer «Destination Trois-Rivières», un bureau permanent chargé de faire la promotion de Trois-Rivières au cœur de Montréal.

Trois-Rivières posera le pied à Montréal, promet Aubin

TROIS-RIVIÈRES — S’il est élu maire le 5 mai prochain, Jean-François Aubin entend doter Trois-Rivières d’un bureau permanent à Montréal. «Destination Trois-Rivières» serait chargé de vendre la Ville dans la métropole québécoise, notamment pour s’attaquer à la problématique de la rareté de la main-d’œuvre, indique-t-il.

C’est pour marquer le lancement officiel de la campagne électorale, vendredi matin, que le candidat Aubin voulait procéder à une «annonce forte», explique-t-il. «Trois-Rivières va prendre sa place», déclare M. Aubin, qui souligne que beaucoup a été fait pour développer l’image de la ville comme un endroit où il fait bon vivre, mais que la tâche n’est pas finie.

L’idée d’une présence permanente à Montréal, pour Trois-Rivières, se justifie par le fait que la région métropolitaine abrite plus de la moitié de la population québécoise et qu’elle demeure le point d’entrée de plus de 80 % des immigrants, souligne-t-il.

«Au niveau de la vie économique, beaucoup de choses se décident et se passent à Montréal, il est temps que Trois-Rivières soit présente de façon permanente, de façon physique, sur les lieux», insiste M. Aubin. Si le candidat concède qu’une approche Web et un positionnement sur les réseaux sociaux gardent leur pertinence, rien ne remplace le contact humain.

La vocation première du bureau qu’il entend mettre en place, au cœur de la métropole, en est une de recrutement. Il voit dans cette stratégie une façon efficace d’aller au-devant des travailleurs pour leur vendre les atouts de la ville.

Les autres axes d’intervention du bureau montréalais seraient le tourisme, le démarchage auprès d’entreprises et le contact avec «monsieur et madame Tout-le-Monde», fait valoir Jean-François Aubin. Innovation et Développement économique Trois-Rivières, qui occupe déjà ces champs d’intervention dans la région, serait appelé à jouer le rôle de direction de l’initiative.

Une des clés du projet, pour M. Aubin, réside dans le choix de la personne à assurer la permanence au bureau montréalais. Cet employé devra démontrer une connaissance fine de Trois-Rivières et être en mesure de convaincre des Trifluviens potentiels des avantages qu’il y a à vivre dans la capitale mauricienne.

L’employé en question serait également chargé de déterminer les «moments clés» où la Ville devrait être présente. Le candidat donne ici les exemples des salons de l’emploi importants ou des invitations par les institutions d’enseignement supérieur à faire des représentations.

Jean-François Aubin soutient d’autre part qu’il est ardu pour les entreprises de recruter à l’étranger et qu’il est du devoir de la Ville de jouer un rôle de facilitateur dans les démarches d’embauche au Québec.

S’il dit que la mesure fera l’objet d’une évaluation constante de ses retombées, il demeure convaincu que celle-ci sera porteuse pour le développement économique et humain de la ville.

Recruter des stagiaires à la Ville

M. Aubin a profité de son annonce pour aussi aborder la question de la main-d’œuvre à la Ville de Trois-Rivières. Il souligne que certains postes nécessitent parfois deux et trois appels de candidatures avant de trouver preneurs. Comme quoi elle est aussi confrontée à la problématique de la rareté de la main-d’œuvre, illustre-t-il.

Il souligne ainsi que la Ville pourrait en faire davantage quant à la place qu’elle fait aux stagiaires dans les différents corps d’emploi. «On peut compter presque sur les doigts d’une main les stagiaires que la Ville a actuellement», déplore-t-il, en rappelant que ce sont 1200 personnes qui sont à l’emploi de Trois-Rivières.

S’il convient qu’une politique d’embauche de stagiaires est une mesure qui devrait faire l’objet de discussion avec les syndicats, M. Aubin plaide que Trois-Rivières doit donner l’exemple en matière d’intégration des jeunes sur le marché du travail.

D’autre part, le candidat entend continuer, s’il est élu, à collaborer avec l’Union des municipalités du Québec pour revendiquer un assouplissement de la fiscalité, facilitant l’embauche de retraités.