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Trois-Rivières a réussi à éviter le déversement d’eaux usées dans le fleuve, lundi, à la suite de travaux effectués au poste de pompage Lasnier.
Trois-Rivières a réussi à éviter le déversement d’eaux usées dans le fleuve, lundi, à la suite de travaux effectués au poste de pompage Lasnier.

Trois-Rivières évite le déversement

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — La Ville de Trois-Rivières a finalement réussi à éviter le déversement d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent à la suite de travaux d’entretien menés au poste de pompage Lasnier, près du parc portuaire. À la base, la Ville ne pensait pas pouvoir maintenir en opération les pompes de la station et en fin de compte, elle a pu en garder une en fonction.

Des réparations devaient être effectuées à un contrôleur du poste de pompage et un effort avait été demandé aux citoyens du secteur ouest particulièrement, afin qu’ils réduisent leur consommation durant la période de travaux, ce qui a aussi contribué de façon significative à la réussite de l’opération, lundi.

Ces travaux, qui ont débuté vers 8h lundi matin et qui devaient se conclure à 11h, se sont finalement prolongés jusqu’en début d’après-midi.

La Ville avait choisi le lundi matin pour procéder puisqu’il s’agit d’un moment où le réseau est moins occupé qu’en fin d’après-midi, à titre d’exemple.

«C’est toujours une mesure de dernier recours, mais comme il n’y avait pas beaucoup d’eau qui transitait par ce poste-là, ça aide aussi», rappelle le porte-parole de la Ville, Guillaume Cholette Janson.

D’ailleurs, les seules occasions où une municipalité est autorisée à déverser ses eaux usées sont les situations de fortes pluies, les bris tels que celui connu l’été dernier ou comme dans le cas présent, la maintenance.

«Les gens, avec raison, sont restés marqués de l’intervention de l’été passé, mais il faut comprendre que l’été dernier, c’était une conduite principale de la Ville qui avait été brisée. C’était un accident», précise-t-il.

La Ville avait dû, il y a environ neuf mois, déverser près de 70 millions de litres d’eaux usées dans la rivière Saint-Maurice, en raison de l’opération qui s’était étendue sur 17 jours.

Bien qu’une telle manœuvre puisse choquer les citoyens, Guillaume Cholette Janson souligne que c’est dans un devoir de transparence que la Ville communique ses actions à la population.

«On tend à être proactifs en ce sens. On souhaite aussi, de cette façon, faire en sorte que les gens puissent contribuer en étant avertis de la situation et ainsi, réduire les impacts de la manœuvre en diminuant leur consommation d’eau», ajoute le porte-parole.

En ce sens, les Trifluviens peuvent notamment diminuer leur consommation en n’utilisant pas le lave-vaisselle ou en ne faisant pas de lessive durant cette période, tout comme en reportant la douche lorsque possible.

Pas idéal, mais rassurant


Chez Environnement Mauricie, bien que l’on souhaiterait éviter une pareille situation de déversement, la directrice générale Lauréanne Daneau s’avoue tout de même rassurée par les travaux effectués lundi.

«À mon sens, c’est quand même bon signe, parce que ça veut dire qu’on s’occupe du réseau puisqu’il s’agit de travaux de maintenance. On n’attend pas que ça brise de partout. Ce qu’on espère, bien sûr, c’est que ces travaux feront en sorte de rendre la station plus performante et que ça amènera, du même coup, moins de problèmes.»

Madame Daneau abonde dans le même sens que Guillaume Cholette Janson, à savoir que les citoyens doivent se responsabiliser également par rapport à la situation.

«On dit que c’est la Ville qui déverse ses eaux usées, mais dans les faits, la Ville recueille ce que les citoyens produisent. Les gens doivent comprendre aussi que souvent, ils peuvent poser des gestes anodins qui auront un impact important au final», exprime-t-elle en se gardant bien de vouloir «dire quoi faire aux gens».

«On est là pour sortir les faits et partager l’information», assure la directrice générale.

Ironiquement, Environnement Mauricie lançait lundi une série de capsules intitulées Capsul’eau, visant à démystifier les déversements d’eaux usées.

«C’est un hasard», sourit Mme Daneau, à l’idée que ces capsules sont diffusées le jour même où le déversement était prévu par la Ville.

«On avait prévu depuis longtemps les diffuser à la mi-mars», précise-t-elle.

«Ce qu’on veut avec ces capsules, c’est aider les gens à comprendre, sans les assommer avec des technicités. C’est inspiré du journalisme de solution, où chaque capsule énonce un problème et lui apporte une solution», décrit Lauréanne Daneau.

Les capsules en question sont accessibles via le https://www.environnementmauricie.com/capsuleau/.