Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.

Tarifs supralocaux: Aubin prône la négociation

Trois-Rivières — Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, proposera au conseil municipal de reporter à l’an prochain l’application de tarifs supralocaux, le temps de négocier des ententes de gré à gré avec les municipalités environnantes. Du même souffle, il propose de réinvestir l’argent récolté par ces tarifs dans le soutien aux associations de sport amateur.

En entrevue, il se défend d’avoir changé sa position. «Je considère toujours que ça a un sens. C’est pour ça que je ne dis pas qu’il ne faut pas qu’il y ait de tarifs supralocaux parce que le principe des tarifs supralocaux, c’est vraiment une question d’équité fiscale, dans le sens que si toutes les infrastructures sportives sont payées par les citoyens de la Ville de Trois-Rivières, et qu’il y a des utilisateurs qui habitent à peine à quelques kilomètres à côté, mais qui paient le même prix qu’un citoyen, il y a comme quelque chose de pas juste», a-t-il justifié.

«Par contre, j’avais dit à l’époque que l’idée, ce n’est pas de faire payer les familles ou les enfants, ou empêcher les enfants de venir, le principe, c’est supposé être une négociation de la Ville avec des municipalités environnantes, et de s’entendre sur un tarif. C’est une contribution de ces municipalités-là, compte tenu qu’elles ont des familles, des enfants qui utilisent nos infrastructures sportives», renchérit l’aspirant maire.

Selon lui, les montants déterminés par la Ville doivent servir de base à une négociation. «Il y avait des montants qui étaient plus raisonnables, d’autres qui étaient très élevés. Je pense qu’il faut mettre un peu d’eau dans notre vin et s’entendre avec les municipalités. Ce n’est pas aux familles venant de l’extérieur à payer ces montants. C’est avec les municipalités que nous devons nous entendre. La Ville a établi combien ça coûte, maintenant, il faut prendre le temps de négocier un compromis et de s’entendre avec nos voisins», a-t-il indiqué.

À son avis, la situation actuelle fait en sorte de créer une incertitude. «Plusieurs clubs sportifs ont déjà perdu des inscriptions parce que les parents à l’extérieur aiment mieux ne pas prendre de chance. Ils ont entendu dire que c’était pour coûter plus cher. Ils trouvent d’autres options, ils s’en vont ailleurs», a-t-il observé.

Et après avoir rencontré différentes associations sportives, il a fait le constat que plusieurs d’entre elles ont besoin d’un soutien et d’un accompagnement plus grand de la Ville.

«N’oublions jamais que ce sont des bénévoles, souvent des parents, qui font fonctionner toutes nos associations de sport amateur. Je propose d’utiliser l’argent supplémentaire que rapporteront les tarifs supralocaux lorsqu’il y aura des ententes pour leur apporter un appui supplémentaire. Ça, c’est une évolution de ma pensée. Les tarifs, ce n’est pas pour enrichir la Ville, ça ne fera pas une si grande différence dans le 275 millions de dollars de dépenses de la Ville. Si on l’applique, on le négocie, on s’entend, réutilisons cet argent-là pour soutenir nos équipes de sport amateur», a annoncé M. Aubin.

Ce dernier considère finalement que la Ville de Trois-Rivières pourrait également évaluer la possibilité de faire réaliser des économies d’échelle à ces associations. «Plusieurs font vérifier leurs états financiers. Nous pourrions penser, par exemple, à regrouper ce travail et donner un seul contrat qui coûterait moins cher à chacune», suggère celui qui a proposé la tenue des Jeux du Québec à Trois-Rivières.