La STTR nommera dans les prochains mois un nouveau président, mais qui ne sera pas un élu.
La STTR nommera dans les prochains mois un nouveau président, mais qui ne sera pas un élu.

STTR: consensus sur une réforme de la gouvernance

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le conseiller municipal Luc Tremblay continuera d’occuper temporairement la présidence de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR), en attendant qu’on réforme en profondeur la gouvernance de l’organisme. Voilà la conclusion du débat qui a animé tant la STTR que l’hôtel de ville de Trois-Rivières au cours des derniers jours. Alors qu’un vote devait se prendre mardi soir, en séance publique du conseil, afin de décider si Luc Tremblay devait quitter ou non la présidence de la STTR, un consensus unanime autour de la table du conseil a permis ce dénouement, qui changera complètement la gouvernance en venant dépolitiser la société de transport.

Selon le maire Jean Lamarche, le débat entre les élus a été animé, mais a aussi permis d’en arriver à un consensus qui, au final, fait l’affaire de l’ensemble du conseil municipal. «Nous avons discuté des récriminations du conseil d’administration de la STTR, ça a permis de faire entendre tout le monde. On a réalisé que le problème actuel dépasse les individus et pointe plutôt vers un nouveau mode de gouvernance», explique M. Lamarche.

On se souviendra que la négociation d’une entente à l’amiable pour le départ du directeur général de la STTR, Guy De Montigny, est à l’origine de tout ce malaise. L’entente négociée par Luc Tremblay n’aurait pas fait l’affaire d’une majorité de membres du conseil d’administration. Le maire a questionné la démarche et demandé si toutes les options avaient été envisagées, y compris de conserver M. De Montigny comme conseiller jusqu’à la fin de son contrat, dans trois ans. Luc Tremblay a alors accusé le maire, la semaine dernière, de faire de l’ingérence dans le processus, alors que quatre des sept membres du conseil d’administration de la STTR ont demandé le départ de M. Tremblay de la présidence.

Luc Tremblay reste donc en poste de façon temporaire, le temps qu’on nomme un nouveau président qui, cette fois, ne sera pas un élu. Issu de la société civile, le futur président ou la future présidente devra toutefois répondre à certains critères et certaines qualifications qui devront être déterminés, au cours des prochaines semaines, par la Commission des services partagés et organisationnels. Un processus de sélection suivra, processus qui ne prendra pas des années, prévient le maire, même si aucune date officielle n’a été décidée pour l’entrée en poste.

Il ne sera par ailleurs pas nécessaire de faire appel à un décret gouvernemental pour y parvenir, puisque la loi sur les sociétés de transport prévoit la possibilité que le conseil municipal désigne un membre indépendant qui peut accéder à la présidence.

«C’est un dénouement très positif qui est assurément dans l’intérêt de la STTR», ajoute le maire Lamarche.

Luc Tremblay s’est également dit satisfait du dénouement. «Dans chaque crise il y a du positif à aller chercher, et celle-ci a permis justement d’aller chercher un consensus qui sera assurément positif pour la STTR. Ce changement va aussi permettre plus de stabilité à la présidence», indique-t-il.

Alors qu’il devra assumer la présidence encore jusqu’à cette nomination, sent-il qu’il a toujours la confiance du conseil d’administration de la société de transport? «Oui, j’ai l’appui du conseil pour continuer. Je vais pouvoir planifier l’intérim avec la nouvelle direction générale, et quand on aura nommé la nouvelle personne à la présidence, je quitterai», précise-t-il.