Il y aura seulement deux mosaïques florales aménagées à Trois-Rivières cet été.
Il y aura seulement deux mosaïques florales aménagées à Trois-Rivières cet été.

Seulement deux mosaïques florales cet été à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Alors que les Trifluviens étaient habitués à en voir apparaître une douzaine aux quatre coins de la ville, il y aura seulement deux mosaïques florales aménagées à Trois-Rivières cet été.

Inspirées du thème de la musique, les deux seules œuvres composées de végétaux feront leur apparition la semaine prochaine sur l’avenue des Draveurs, qui traverse le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Au cours des dernières années, les concepteurs des mosaïques avaient été inspirés par des thèmes aussi variés que les organismes communautaires trifluviens et les personnages de bandes dessinées.

Alors qu’on aurait cru que la diminution du nombre de ces aménagements aurait pu être une conséquence de la situation pandémique actuelle, elle est plutôt attribuable à une décision des membres du conseil municipal prise lors des travaux entourant l’élaboration du budget pour l’année en cours. Le conseil avait alors décidé de cesser de confier les travaux d’entretien paysager dans les secteurs à l’extérieur du centre-ville et du site Trois-Rivières sur Saint-Laurent à des sous-traitants. Les employés de la Ville qui concevaient et entretenaient les mosaïques florales doivent donc dorénavant effectuer les travaux qui étaient donnés à contrat, d’où la décision de diminuer leur nombre. Cette décision permet à la Ville d’économiser 175 000 $, une somme qui inclut les matériaux et les végétaux employés pour les mosaïques ainsi que les frais supplémentaires pour l’entretien des aménagements par des entreprises privées.

«Il y a 89 aménagements paysagers situés un peu partout dans la ville, notamment devant les bibliothèques, dans les ilots centraux dans les ronds-points et devant les casernes du Service des incendies. Le conseil avait cette volonté de restructurer la façon d’exécuter ces travaux», explique le porte-parole de la Ville, Guillaume Cholette Janson.

Selon les échos obtenues par Le Nouvelliste, cette décision n’a pas entredéchiré les membres du conseil en décembre dernier. Il semble d’ailleurs qu’ils étaient tous d’accord pour effectuer cette restructuration des tâches afin d’amoindrir le fardeau fiscal des citoyens.

Appelé à commenter cette nouvelle façon de faire et la diminution des mosaïques qui étaient appréciées par plusieurs Trifuviens, le maire Jean Lamarche confirme qu’il s’agissait d’une décision politique s’inscrivant dans une volonté de réduire le plus possible les impacts à la hausse sur le compte de taxes.

«Il faut parfois faire des choix et c’en est un, qui reposait sur des impératifs économiques. Mais nous ferons tout ce qu’il faut pour que Trois-Rivières soit toujours une belle ville», assure le maire.