Des bouées seront installées afin d’accroître la sécurité sur la rivière Saint-Maurice. Sur la photo: Richard Dober, du club de canots Radisson, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Maxime Gagnon, directeur adjoint de la police de Trois-Rivières et Pierre Montreuil, conseiller municipal et président du comité de mobilité durable et de sécurité routière.
Des bouées seront installées afin d’accroître la sécurité sur la rivière Saint-Maurice. Sur la photo: Richard Dober, du club de canots Radisson, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Maxime Gagnon, directeur adjoint de la police de Trois-Rivières et Pierre Montreuil, conseiller municipal et président du comité de mobilité durable et de sécurité routière.

Sécurité sur la rivière Saint-Maurice: «il faut prendre soin des plus vulnérables»

TROIS-RIVIÈRES — Très fréquentée par les amateurs de sports nautiques et de navigation récréative en cette période de déconfinement, la rivière Saint-Maurice est malheureusement trop souvent le théâtre de comportements mettant à danger la sécurité de certains usagers plus vulnérables. La Ville de Trois-Rivières met donc en place des mesures afin d’augmenter la sécurité sur ce cours d’eau qui traverse la ville.

Un total de 16 bouées informatives seront en effet installées dans les prochains jours. Fruit d’une collaboration entre la Ville et le club de canots Radisson, ce projet a comme objectif de mieux structurer l’usage de la rivière Saint-Maurice, favoriser une meilleure cohabitation entre les différents types d’utilisateurs et préserver la quiétude des citoyens qui habitent en bordure des rives.

Ces bouées s’ajoutent à celles déjà installées entre le pont Duplessis et la plage du parc Vivian-Dober, sur la rive ouest de la rivière, afin de baliser un sentier de trois kilomètres réservé aux amateurs de canot et de kayak.

«L’usager le plus vulnérable, il est plus précieux à mes yeux que celui ou celle qui conduit un véhicule à moteur de plusieurs milliers de kilos. Je voudrais que sur cette rivière, les gens se sentent en sécurité. Pour ça, une signalisation est nécessaire. Il faut prendre soin des plus vulnérables», déclare le conseiller municipal et président du comité de mobilité durable et de sécurité routière, Pierre Montreuil.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, indique pour sa part que la Ville est bien au fait que les problèmes liés à la forte présence d’embarcations à moteur ne datent pas d’hier, mais qu’ils sont amplifiés actuellement par les mesures en vigueur en raison du processus de déconfinement progressif. Des vidéos présentant des comportements de plaisanciers mettant en péril la sécurité des autres utilisateurs de la rivière, notamment près des écoles et clubs nautiques, ont d’ailleurs récemment été diffusés sur les réseaux sociaux.

«Il y a vraiment un enjeu en ce moment relativement à la cohabitation sur la rivière», reconnaît-il sans hésiter.

Dans la même veine, il salue la récente sortie de la canoéiste de niveau international et espoir de médaille aux prochains Jeux olympiques, Laurence Vincent Lapointe. Dans un article paru dans Le Nouvelliste plus tôt cette semaine, l’athlète de Trois-Rivières s’est dite inquiète pour la sécurité des jeunes qui s’entraînent comme elle sur la rivière. Par contre, le maire précise que l’annonce de vendredi et le travail qui l’a rendue possible n’ont pas été orchestrés en réaction à la prise de position de la championne du monde.

Représentant du club de canots Radisson, Richard Dober, soutient quant à lui que la problématique est telle au nord du pont Duplessis que son organisation n’a eu d’autre choix que de suspendre ses activités destinées aux enfants, et ce, depuis l’été dernier.

«On trouvait que ce n’était plus sécuritaire d’aller sur la rivière avec nos enfants et nos familles. […] Je suis heureux de voir que la Ville est proactive dans ce dossier», souligne-t-il.

La patrouille nautique bien présente

Pour sa part, la police de Trois-Rivières rappelle que des patrouilleurs naviguent régulièrement sur les plans d’eau pour s’assurer que les règles y soient respectées.

La patrouille nautique s’assure, entre autres, de faire respecter les consignes relatives au nombre de vestes de flottaison et aux équipements de sécurité fonctionnels que l’on doit retrouver dans une embarcation.

«Des accidents comme celui qui est récemment survenu à Nicolet, on ne veut pas qu’il en ait à Trois-Rivières», affirme le directeur adjoint de la police de Trois-Rivières, Maxime Gagnon, faisant référence à la tragédie en motomarine qui a coûté la vie à un couple à leur jeune garçon de quatre ans il y quelques jours sur la rivière Nicolet.

Le haut gradé du service de police trifluvien a profité de l’annonce pour rappeler que les règles de conduite sur l’eau sont les mêmes que celles qui s’appliquent à un conducteur de véhicule routier en ce qui a trait aux capacités affaiblies.