Roger D. Landry quitte ses fonctions de chef de cabinet du maire Yves Lévesque.

Roger D. Landry quitte l’hôtel de ville

Trois-Rivières — Ça bouge au cabinet du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Le chef de cabinet depuis les douze dernières années, Roger D. Landry, quittera ses fonctions cette semaine. Il sera du même coup remplacé par deux anciens conseillers municipaux, René Goyette et André Noël, qui se partageront les tâches de directeur de cabinet et de directeur des relations politiques.

Ancien président et éditeur de La Presse, Roger D. Landry s’était aussi fait connaître à titre de directeur des relations publiques de l’Expo 67 et de directeur marketing des Expos de Montréal. Il avait fait son entrée officielle à l’Hôtel de ville après les élections municipales de 2005. «Je tiens à remercier Roger D. Landry, pour toutes ces années. Il a été un atout pour moi, pour les cadres. Il m’a aidé à garder le cap. Maintenant, il y avait un changement politique qui s’imposait et M. Landry m’avait fait part de ses intentions après les élections», indique Yves Lévesque.

Le maire Yves Lévesque a fait l’annonce de deux nouvelles nominations mardi. René Goyette a été conseiller municipal de l’ancien district de la Madeleine pendant 26 ans, avant de se retirer aux dernières élections. André Noël, quant à lui, aura été conseiller municipal du district du Carmel pendant 31 ans, mais a été défait aux dernières élections face à l’actuel conseiller, Pierre Montreuil. René Goyette agira à titre de directeur de cabinet à raison de deux jours et demi par semaine. André Noël, pour sa part, sera en grande partie responsable des relations avec les élus, également à raison de deux jours et demi par semaine.

«Ensemble, ils cumulent 57 ans d’expérience en politique. Ce n’est pas rien», indique le maire Yves Lévesque, qui justifie le fait d’avoir scindé la tâche du chef de cabinet en deux par le fait que les deux hommes ne souhaitaient pas travailler à temps plein. Du coup, la Ville réalise également une économie au niveau salarial, puisque les deux salaires s’élèvent à 125 000 $ (65 000$ pour M. Goyette et 60 000 $ pour M. Noël), alors que le salaire de Roger D. Landry dépassait les 140 000 $ annuellement.

Prime

On se souviendra que les deux hommes avaient touché une allocation de départ ainsi qu’une allocation de transition lors de leur départ de l’Hôtel de ville en novembre dernier. Si la première allocation est prévue dans le cadre de la Loi sur les cités et villes, la seconde est aussi prévue dans le cadre de cette loi, mais laissée à la discrétion des Villes qui souhaitent faciliter la transition des anciens élus vers un retour sur le marché du travail lors de leur départ de la politique. 

Chacun d’eux, en raison des nombreuses années d’ancienneté, avaient touché la plus grosse allocation de transition, soit 42 844 $, montant à être versé sur une année. Or, maintenant que c’est la Ville qui les réembauche, les deux hommes se verront soumis à une période de probation de six mois, Une fois les six mois écoulés, s’ils poursuivent dans leurs fonctions, ils devront rembourser la moitié de cette allocation de transition, soit les six mois restant à l’année écoulée suivant la période entre les élections municipales et leur réembauche.

Pour le conseiller municipal François Bélisle, les deux nouvelles nominations au cabinet du maire surviennent toutefois dans un cadre où la dynamique au conseil municipal est en train d’évoluer, et il espère que le personnel politique du cabinet saura embarquer dans le bateau. «Ce sont d’anciens élus, issus de l’ancienne garde, et je crois que ce sera à eux de s’adapter à la nouvelle dynamique. J’espère qu’ils sauront s’y faire», indique-t-il.

Par ailleurs, celui qui planche sur un nouveau projet de règlement pour augmenter la rémunération des élus constate que ces nominations viennent donner du poids à son argumentaire, alors qu’on propose des salaires de 60 000 $ et 65 000 $ à deux employés politiques qui travailleront à temps partiel.