La démission d’Yves Lévesque ajoute un élément à la réflexion de Robert Aubin concernant son avenir politique.

Robert Aubin: «Je suis là pour remplir un mandat»

TROIS-RIVIÈRES — La démission d’Yves Lévesque ajoute un élément à la réflexion de Robert Aubin concernant son avenir politique qui pourrait se conjuguer au fédéral... ou au municipal.

Le député néo-démocrate de Trois-Rivières n’a toujours pas annoncé s’il portera de nouveau les couleurs de ce parti politique à l’élection canadienne de l’automne. M. Aubin déclarait en octobre qu’il amorcerait un processus de consultation auprès de ses proches durant le temps des Fêtes. L’ex-enseignant avoue volontiers que le départ de M. Lévesque de la mairie trifluvienne, annoncé tout juste après Noël, s’invite dans son analyse sur son avenir politique qui devrait aboutir à une annonce formelle dans un mois.

«La réflexion a pris toutes sortes de tournures durant la période des Fêtes, dit le député fédéral. J’ai vu les changements au conseil municipal. Mon téléphone s’est mis à sonner. Il y a eu un certain nombre de textos qui disaient: ‘‘As-tu songé à la mairie?’’, «On te voit là.» C’est flatteur. Mais j’ai toujours dit que l’engagement politique est un service public. Il faut avoir une résonance dans le public. Que ma garde rapprochée m’écrive, c’est normal. Il faut que ça déborde ce cercle. Je ne veux pas être la saveur du mois.»

Si M. Aubin décide de poursuivre sa carrière au niveau fédéral, il sollicitera un troisième mandat aux électeurs. Il connaît le tabac du côté fédéral. Mais comme les travaux à la Chambre des communes reprennent seulement à la fin du mois de janvier, il veut profiter des prochaines semaines pour écouter les gens afin de connaître leurs attentes concernant le conseil municipal et leur vision du leadership du futur maire ou de la future mairesse.

«Il faut voir si ça correspond avec ma personnalité. Je ne suis pas dans un rôle. Que ce soit au fédéral ou au municipal, je suis là pour remplir un mandat. Je suis en mode écoute en janvier. Je laisse les gens me parler. Et quand ils vont m’approcher (pour parler d’une candidature à la mairie), je vais leur demander pourquoi et ce qu’ils attendent. Les réponses vont nourrir ma réflexion. Il y aura peut-être un intérêt de ma part (pour la mairie) quand je saurai ce que les Trifluviens attendent. Je suis un mordu de politique», raconte M. Aubin.

Cette passion pour la politique pourrait inciter M. Aubin à poursuivre son travail au fédéral.

«Je tiens mordicus aux dossiers que je défends à Ottawa. Quand on se demande à quoi sert un député de l’opposition, il est celui qui maintient le faisceau de lumière. À force de cogner sur le même clou, il finit par entrer.»