Les travaux de construction du nouveau Colisée de Trois-Rivières accusent un retard de trois mois.

Retard de trois mois dans la construction du nouveau Colisée

TROIS-RIVIÈRES — Les travaux de construction du nouveau Colisée au District 55 à Trois-Rivières accusent un retard de trois mois.

C’est ce qu’a confirmé l’entrepreneur responsable du chantier, le Groupe TEQ, aux autorités municipales vendredi matin. La réception provisoire du bâtiment sera donc retardée au mois de mars 2020. Initialement, elle devait se faire en janvier prochain.

En point de presse mardi avant-midi, le maire Jean Lamarche ainsi que le directeur du Génie de la Ville, Patrice Gingras, ont assuré que ce retard n’aura pas pour effet de retarder l’ouverture, toujours prévue pour septembre 2020. Accompagnés de la conseillère du district de Chavigny, Maryse Bellemare, le maire ainsi que le haut fonctionnaire tenaient à rencontrer les médias à ce sujet par souci de transparence envers la population.

«Nous voulions rassurer nos citoyens. Comme prévu, ils pourront chausser leurs patins et profiter des installations dès septembre 2020», déclare le maire Lamarche.

Cette modification à l’échéancier semblent être attribuable à plusieurs facteurs.

«La pénurie de main-d’oeuvre que l’on vit actuellement, la grève des grutiers au printemps passé ainsi que les modifications apportées au projet font en sorte qu’il y a un peu de retard. [...] Ce n’est pas un retard qui me surprend. Dans des chantiers de cette ampleur, un retard de trois mois, c’est quand même minime», souligne M. Gingras.

Par ailleurs, ce dernier indique que ce retard ne devrait pas entraîner de dépassement de coûts. Au contraire, il semble que le coût total du projet sera inférieur au budget de 60,6 millions de dollars alloué par le conseil municipal. Cette somme comprend notamment la construction du bâtiment, l’achat du terrain au Groupe Robin, le promoteur du District 55, les services professionnels et les équipements qui meubleront l’amphithéâtre intérieur de 4000 places.

Parmi les changements apportés au projet depuis la première pelletée de terre qui ont eu une incidence sur le prolongement de l’échéancier, M. Gingras note entre autres que les bandes qui seront installées autour de la patinoire seront différentes de celles qui devaient l’être initialement. Ce changement au plan est lié à une modification de la réglementation de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui a été adoptée en janvier 2019.

«Ç’a impliqué que le Groupe TEQ doive revoir la conception car il s’agit d’un contrat clé en main. Il doit s’occuper de la conception, de la construction et de la surveillance. Il a fallu qu’il commande d’autres bandes», explique le directeur du Génie.

Messieurs Lamarche et Gingras ont également profité de l’occasion pour réitérer leur confiance envers le Groupe TEQ. Mais même si la Ville est encore loin d’être en mode panique, l’entrepreneur devra tout de même payer des pénalités. En vertu du contrat le liant à la Ville, il s’est engagé à payer 5000 $ par jour de retard. Reste à savoir quel sera le montant qu’il devra payer.

«Nous sommes maintenant à déterminer quels sont les jours [de retard] qui sont imputables à l’entrepreneur et ceux qui ne le sont pas. Ça sera déterminé à la fin du contrat», poursuit M. Gingras.

La conseillère du district Chavigny, Maryse Bellemare, le maire Jean Lamarche et le directeur du Génie, Patrice Gingras, ont fait le point sur ce retard, mardi avant-midi.

Un suivi serré

Depuis la mise en chantier de cet important projet d’infrastructure, des représentants de la Ville effectuent régulièrement des vérifications afin de s’assurer que les travaux suivent fidèlement les plans et que l’entrepreneur respecte ses engagements. Concrètement, quatre fonctionnaires municipaux sont mobilisés afin de s’occuper des audits et de la gestion du projet.

«Les suivis ont toujours été aux deux semaines. On parle tous les jours à l’entrepreneur. En dialoguant constamment avec lui, on a pleine confiance relativement à la finalité des travaux», insiste M. Gingras.

Rappelons que le contrat de 49 288 000 $ taxes exclues a été octroyé en janvier 2018 au Groupe TEQ, qui est le maître d’œuvre du chantier. Une subvention de 26,8 M$ obtenue de Québec couvre 50 % des frais de construction du nouveau colisée de deux glaces.

East Coast league

En ce qui concerne une possible implantation d’une équipe de la East Coast League ou d’un autre circuit dans le nouveau colisée, le maire Lamarche se limite à dire que les pourparlers se poursuivent avec plusieurs promoteurs intéressés, dont Dean MacDonald, propriétaire des Growlers de Terre-Neuve dans la East Coast League, qui a visité le chantier du District 55 il y a quelques semaines. Les Growlers, affiliés aux Maple Leafs de Toronto, ont disputé une seule saison à Terre-Neuve, qui s’est terminée le printemps dernier par la conquête de la Coupe Kelly. Malgré ces succès sur la patinoire, MacDonald est intéressé par le nouveau building trifluvien.

«Il y a eu des échanges de courriels depuis la visite», confie le maire du bout des lèvres.