François Bélisle, conseiller du district Pointe-du-Lac, est nommé à la vice-présidence du comité exécutif.

Remaniement au comité exécutif

Trois-Rivières — La mairesse suppléante de Trois-Rivières, Ginette Bellemare, brasse les cartes du comité exécutif et change le visage de ce comité stratégique de la politique municipale trifluvienne. Un peu plus de deux semaines après la démission du maire Yves Lévesque, le 27 décembre dernier, la mairesse suppléante pose du même coup un geste politique important qui restera en vigueur jusqu’à l’élection partielle à la mairie, en mai prochain.

Ainsi, depuis le 7 janvier dernier, le comité exécutif ne compte plus sur l’apport des conseillers Daniel Cournoyer, Michel Cormier et Sabrina Roy. Seul le conseiller Pierre-Luc Fortin, déjà assis à cette table depuis l’élection de novembre 2017, reste en poste. François Bélisle accède à la vice-présidence du comité exécutif, et les conseillers Luc Tremblay et Valérie Renaud-Martin y sont également nommés.

«C’était ma prérogative de le faire. Dans le contexte où le maire a démissionné, j’ai aussi voulu procéder à un partage des tâches basé sur la nouvelle façon de faire qu’on a voulu se donner au conseil municipal, en tenant compte de l’équité entre tous les conseillers», mentionne Mme Bellemare, qui reconnaît avoir voulu également faire un positionnement politique, et ce, malgré le fait que l’exécutif avait été renommé en décembre dernier, avec Daniel Cournoyer qui avait été reconduit dans ses fonctions à la vice-présidence.

Daniel Cournoyer, conseiller du district Sainte-Marthe-du-Cap, ne siège plus sur le comité exécutif.

La nouvelle réalité salariale du conseil municipal trifluvien fait en sorte que les conseillers qui siègent sur l’exécutif n’ont plus d’avantage monétaire pour y être, alors que le réajustement salarial voté il y a quelques semaines a fait en sorte d’abolir les primes afin de répartir équitablement les sommes vers tous les conseillers.

Toutefois, l’exécutif demeure tout de même un comité très stratégique, où plusieurs décisions importantes pour le développement de la Ville se prennent, des décisions qui selon leur nature ou la hauteur des dépenses approuvées, n’ont pas à être entérinées par le conseil municipal.

«François (Bélisle) et Luc (Tremblay) n’avaient jamais été sur l’exécutif, bien qu’ils soient au conseil depuis plusieurs années. J’ai gardé Pierre-Luc car il est une personne d’expérience sur l’exécutif. Puis, j’ai été chercher Valérie non seulement pour ajouter la présence d’une autre femme, mais aussi pour lui offrir une belle expérience car elle n’avait jamais siégé à ce comité», explique Ginette Bellemare.

Ainsi, le nouveau vice-président estime qu’il s’agit d’un honneur de se voir confier ces nouvelles tâches. «C’est une belle marque de confiance que Mme Bellemare me témoigne. Et comme il n’existe plus de primes pour y siéger, il est clair que les nouveaux membres n’acceptent pas la nomination pour l’argent, mais bien pour le défi. C’est un organe absolument nécessaire dans une ville de plus de 136 000 habitants et nous allons le faire rouler efficacement», mentionne François Bélisle.

Le Nouvelliste a tenté d’obtenir les commentaires de Daniel Cournoyer, mais nos appels n’ont pas été retournés. Sur les ondes de TVA Nouvelles, l’ex-vice-président du comité exécutif a dit trouver son exclusion de l’exécutif «ordinaire», lui qui a par ailleurs soutenu qu’il aurait aimé voir Valérie Renaud-Martin être nommée comme mairesse suppléante d’ici la tenue d’une élection partielle.