Jean-François Aubin souhaite réinvestir temps, argent et énergie dans le secteur est de la ville.

Réinvestir à l’est, dit Aubin

TROIS-RIVIÈRES — Soucieux d’apporter une certaine équité entre tous les secteurs de la Ville de Trois-Rivières, le candidat à la mairie Jean-François Aubin a proposé, à travers cinq grands projets, de réinvestir temps, argent et énergie dans l’est de la ville s’il accède à la mairie le 5 mai prochain. Pour lui, le développement de ces secteurs passera par différentes actions qui devront être prises rapidement tant dans le noyau villageois de Saint-Louis-de-France, sur le site de l’ancien magasin Canadian Tire, sur le site d’Aleris, au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap ainsi qu’au Complexe sportif Alphonse-Desjardins et à l’aréna Jean-Guy-Talbot.

Ainsi, s’il est élu maire, Jean-François Aubin estime que la Ville devra rénover l’aréna Jean-Guy-Talbot plutôt que de la démolir, un débat qui se tient depuis quelques années déjà, débat ravivé par la construction du nouveau colisée. Pour Jean-François Aubin, Jean-Guy-Talbot a une valeur symbolique aux yeux des citoyens du secteur est, et il entend mener une consultation publique sur la question. Il souhaite également reprendre les discussions avec Québec sur l’avenir du site du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, qui accueille chaque année 1,2 million de personnes, a-t-il rappelé.

«La Ville doit soutenir le développement du CSAD. Il y a une continuité à créer avec l’aréna Jean-Guy-Talbot, le parc Martin-Bergeron, le terrain de balle et de football», est-il d’avis.

À Saint-Louis-de-France, Jean-François Aubin dit être conscient de la commotion causée par la fermeture de l’épicerie du secteur et souhaite travailler afin de ramener une activité économique intéressante avec des commerces de proximité. «On ne veut pas que Saint-Louis-de-France devienne ce qu’on appelle une banlieue-dortoir. Les gens aiment leur secteur et sont fiers d’y appartenir et il faut les accompagner là-dedans», croit-il. Par ailleurs, voyant les efforts déployés par la Ville actuellement pour être reconnue Communauté bleue, M. Aubin croit qu’il est plus que temps que la Ville s’attarde à raccorder certaines résidences du secteur Saint-Louis-de-France au réseau d’aqueduc et d’égout, là où des résidents doivent composer depuis de nombreuses années avec des problèmes d’alimentation en eau potable.

Décontamination

En ce qui concerne le terrain d’Aleris, Jean-François Aubin estime qu’il faut d’abord s’assurer que Québec aille au bout de ses engagements en terme de décontamination avant même de parler de développement. Comme maire, il s’engagerait d’ailleurs à travailler avec les députés pour que la décontamination se fasse le plus rapidement possible et que le dossier «ne traîne pas encore pendant dix ans». Par ailleurs, il souhaite mener une consultation publique avec des professionnels en urbanisme, en architecture, des promoteurs et des citoyens du secteur pour définir les orientations du futur site. «Il faudra identifier une vocation à ce quartier qui en fera un quartier unique qui attisera la fierté des gens du Cap. Ce sera également une bonne occasion de poursuivre la revitalisation entreprise sur le boulevard Sainte-Madeleine, notamment autour du petit centre d’achat», note-t-il.

Le projet du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a déjà obtenu l’appui financier de la Ville de Trois-Rivières, mais attend encore que son budget total soit attaché par la confirmation des contributions provinciale et fédérale. «Comme maire, ce sera également mon rôle de travailler auprès des députés pour que ce dossier avance et que le projet du Sanctuaire puisse se concrétiser, car c’est un projet prometteur et essentiel dans ce secteur de la ville», mentionne Jean-François Aubin.

Finalement, en ce qui concerne le site de l’ancien magasin Canadian Tire, le candidat est d’avis que la Ville doit accompagner l’actuel propriétaire afin de faciliter les démarches de vente de l’immeuble et trouver une vocation à l’immeuble. M. Aubin n’hésite d’ailleurs pas à parler de cet endroit comme d’un endroit très stratégique pour le secteur, mais exclut l’idée que la Ville puisse acheter la totalité du site.

«N’ayons pas peur des mots, la ville a peu investi dans les anciennes villes de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France. Peut-être n’y avait-il pas de projets majeurs à l’époque, mais ce n’est plus le cas», reconnaît-il.