Thérèse Descôteaux multiplie les démarches pour prolonger le réseau d'aqueduc sur le chemin des Petites-Terres, dans le secteur Pointe-du-Lac.

Quinze ans sans eau potable

Une citoyenne du secteur Pointe-du-Lac multiplie actuellement les démarches afin d'obtenir la prolongation du réseau d'aqueduc sur le chemin des Petites-Terres. Thérèse Descôteaux, qui a racheté la maison que sa fille occupait depuis environ 15 ans, n'en revient tout simplement pas de ne pas avoir accès à de l'eau potable dans cette maison, et ce, depuis les quinze dernières années.
C'est que l'alimentation en eau de la maison se fait par le biais d'un puits. Or, en 2002 et 2003, alors que sa fille était propriétaire de la maison, la famille a effectué des analyses en laboratoire à Québec pour faire évaluer la qualité de l'eau.
«La réponse a été claire. Ils nous ont dit de ne jamais boire de cette eau-là, qu'il y avait trop de coliformes et que ça nous rendrait malade. On s'en sert pour laver le linge, pour prendre un bain, mais il ne faut absolument pas la boire», raconte Thérèse Descôteaux.
Ainsi, depuis les quinze dernières années, sa fille et ses petits-enfants ont toujours dû s'approvisionner en eau embouteillée. Maintenant qu'elle est propriétaire de cette maison, elle aimerait bien pouvoir être desservie par le réseau municipal. «Avoir accès à de l'eau potable, en 2014, il me semble que ça fait partie des besoins essentiels», clame-t-elle.
Mme Descôteaux a présenté une demande en bonne et due forme à la Ville de Trois-Rivières, et a contacté pratiquement tous ses voisins afin de connaître leur intérêt à ce que le réseau soit prolongé sur l'ensemble du chemin, qui compterait 29 résidences touchées par cet éventuel prolongement.
À la Ville, on confirme avoir reçu cette demande, et qu'elle est présentement à l'étude. «Cette demande de la part d'une citoyenne sera examinée par la Direction des travaux publics/génies ainsi que par la Direction de l'Aménagement du territoire afin d'en évaluer les coûts. Par la suite, une rencontre citoyenne devrait être mise sur pied afin de faire connaître aux citoyens une estimation des coûts qu'ils devront assumer puisque ce projet devra passer par une taxe d'amélioration locale», explique le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.
Au niveau gouvernemental, aucun programme n'existe à l'heure actuelle qui cadrerait dans cette demande pour venir verser des subventions afin d'aider à la concrétisation du projet. Toutefois, il est arrivé par le passé que des députés usent d'enveloppes discrétionnaires pour amoindrir la facture de telles installations. C'est le cas du prolongement du réseau au chemin du Lac-des-Pins, à Pointe-du-Lac, où la députée de l'époque, Francine Gaudet, avait versé 50 000 $ d'une enveloppe discrétionnaire pour mener à bien le projet pour le prolongement du réseau à huit résidences.
Pour sa part, Mme Descôteaux se dit prête à assumer une taxe d'amélioration locale pour un service aussi essentiel, et attend avec impatience la rencontre que la Ville tiendra avec les citoyens de son secteur pour savoir si une majorité de ses concitoyens seront eux aussi prêts à assumer la facture.
Le conseiller municipal du secteur, François Bélisle, s'était rendu, il y a quelques semaines, rencontrer Mme Descôteaux. M. Bélisle signale que si une majorité de citoyens du secteur se prononcent en faveur du projet, il les appuiera dans les démarches.
«Je suis très sympathique à cette demande. Lorsque la Ville rencontrera les citoyens, si je constate qu'il y a une masse critique qui se mobilise et qui est prête à aller de l'avant, je les accompagnerai là-dedans», a-t-il fait savoir, précisant que chacun doit s'attendre à débourser une bonne partie de la facture, mais que d'autres démarches pourront être faites au niveau provincial ou fédéral pour obtenir de l'aide et ainsi tenter d'amoindrir les coûts.