Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean Lamarche, veut faire de la revitalisation du bas du Cap sa priorité.

Priorité bas du Cap pour Lamarche

TROIS-RIVIÈRES — Avec différentes initiatives qui s’inscrivent dans une stratégie urbaine de revitalisation et de développement, le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean Lamarche, entend faire du secteur bas du Cap une priorité s’il est élu maire. Selon M. Lamarche, cet engagement se réalisera en mettant à contribution trois grands atouts du secteur Cap-de-la-Madeleine, soit l’île Saint-Quentin, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et le terrain de l’ancienne usine Aleris sur lequel il souhaite voir naître un développement domiciliaire nouveau genre.

«Ces trois lieux uniques sont tous reliés par des artères commerciales majeures pour le secteur. Avec l’île Saint-Quentin, on souhaite redonner à la population l’accès au fleuve et à la rivière. Le projet que propose le Sanctuaire, et que nous appuyons, vise aussi en partie à redonner l’accès au fleuve. Entre les deux, le quartier qu’on pourrait développer sur le site d’Aleris devient le centre du puzzle de tout ce grand projet», explique M. Lamarche.

Le candidat était déjà allé s’inspirer de projets ayant vu le jour ailleurs pour penser une stratégie de développement pour le terrain d’Aleris, dont le projet Fortissimo de Drummondville. Jean Lamarche souhaite maintenant impliquer la population dans une démarche de consultation afin de décider de ce qui sera implanté sur ce terrain une fois la décontamination faite, d’ici trois à cinq ans.

«Nous avons rencontré la ministre Sonia LeBel, qui nous a assuré que de l’argent avait été réservé au budget pour la décontamination d’Aleris. Ce printemps, ils seront en phase de caractérisation, pour que la décontamination débute à l’automne. Mais pour un projet de cette envergure, il faut prévoir plusieurs années avant le début des travaux alors on peut travailler en parallèle», indique M. Lamarche, qui entend faire appel à des spécialistes, des architectes et des urbanistes pour les entendre sur ce projet lors de consultations publiques.

«Ce projet-là sur ce terrain, c’est de prendre un problème et d’en faire une solution. On peut penser à de l’agriculture urbaine, un design innovateur, une mixité sociale et générationnelle. C’est à notre portée, c’est à nous de l’inventer», croit-il.

Jean Lamarche dit avoir également rencontré le recteur du Sanctuaire afin de s’enquérir des projets de développements pour ce lieu touristique qui permettra notamment un accès au fleuve à la population. «Le Sanctuaire est déjà en action avec ce plan directeur. De mon côté, je veux donner mon appui à ce plan et faire de l’offre renouvelée du Sanctuaire une pierre angulaire de la stratégie urbaine du Cap», ajoute-t-il.

Jean Lamarche a rappelé que des démarches ont déjà été entamées par le collectif «Vision bas du Cap», qui tiendra d’ailleurs une consultation publique sur le sujet ce mardi en soirée au centre culturel Pauline-Julien. M. Lamarche entend bien porter une oreille attentive aux inquiétudes et aux propositions des citoyens qui découleront de ces consultations, initiées notamment par la Démarche de revitalisation des premiers quartiers.