La directrice de l'évaluation à la Ville de Trois-Rivières, Sonya Auclair, rappelle que toutes proportions gardées, les baisses ont moins d'impact cette année.

Près d'un million pour moderniser le rôle d'évaluation à Trois-Rivières

Le service d'évaluation de la Ville de Trois-Rivières aura du pain sur la planche au cours des prochains mois, alors que tous les rôles d'évaluation de la ville devront être modernisés, selon l'exigence du gouvernement du Québec. Une opération qui coûtera au bas mot un million de dollars aux contribuables trifluviens.
Concrètement, le citoyen ne verra pas la différence sur son compte de taxes municipales. Il s'agit plutôt d'une mesure visant à établir des paramètres très précis permettant au service d'évaluation d'être en conformité et en harmonie avec ce qui se fait ailleurs dans la province, explique la directrice du service de l'évaluation, Sonya Auclair.
«Ce sera aussi rentable pour nous dans quelques années. En gros, il s'agit de se doter d'outils qui permettent de faire l'évaluation des propriétés de la même façon que quand elles sont achetées sur le marché», résume-t-elle.
Déjà, le travail a été effectué pour quelque 36 000 propriétés de moins de cinq logements sur le territoire. Dans ce cas-ci, il s'agissait aussi de préciser certaines informations sur le plan géographique, par exemple. Une opération qui a été grandement aidée par les investissements en géomatique réalisés par la Ville depuis les dernières années.
En 2014, ce sont plus de 3400 lieux industriels, commerciaux et institutionnels qui devront être visités un à un pour compléter l'adaptation de ce système d'information.
«On parle surtout de faire des descriptions qualitatives des lieux, alors que ces descriptions étaient surtout objectives jusqu'ici», précise Mme Auclair. Ainsi, l'ancien rôle d'évaluation faisait état, par exemple, du nombre de toilettes et de lavabos présents dans un bâtiment commercial.
«Maintenant, on parlera surtout en terme de qualité des locaux, de qualité de la structure et l'aménagement intérieur, de la dimension et du nombre de locaux, et on ira même documenter les revenus», mentionne Sonya Auclair.
Pour parvenir à cette modernisation, deux employés ont été engagés pour deux ans, et leur mandat pourrait se prolonger selon les besoins. Un règlement d'emprunt de 850 000 $ avait déjà été approuvé par le conseil municipal pour toute cette opération, mais les coûts pourraient atteindre le million de dollars.