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Martin Francoeur.
Martin Francoeur.

Politique fédérale: l’ancien éditorialiste Martin Francoeur se lance

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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Après plusieurs semaines de réflexion, la décision est enfin prise pour Martin Francoeur. L’ancien éditorialiste du Nouvelliste souhaite représenter le Parti libéral du Canada dans Trois-Rivières lors des prochaines élections fédérales. 

Celui qui fait carrière dans les médias depuis plus de 20 ans a fait cette annonce jeudi soir, sur la plateforme vidéo Vimeo.

«J'ai consulté plusieurs personnes et réfléchi de façon plus large sur la politique trifluvienne», a-t-il lancé d'emblée, avant d'officialiser le fait qu'il briguera l'investiture libérale.

M. Francoeur avait annoncé à la fin juin qu’il envisageait un saut en politique fédérale. Il avait alors cessé de rédiger des éditoriaux dans Le Nouvelliste, d’un commun accord avec la direction du journal. Il avait également mis fin à sa collaboration à l’émission Toujours le matin, à l’antenne d’ICI Première Mauricie-Centre-du-Québec.

«Je suis prêt à servir. Je crois que je peux apporter mon sens de l'écoute, ma capacité d'analyse et ma facilité à travailler en équipe. J'ai l'intention de demeurer le même genre de personne : un homme posé, rassembleur et bienveillant», a-t-il précisé, après des témoignages d'appui de ses amies et de son conjoint.

Le principal intéressé n'a pas perdu de temps à décocher une flèche aux conservateurs lorsqu'il a expliqué ses motivations derrière le choix du véhicule libéral.

«J’estime que ce parti est non seulement rétrograde, mais dangereux sur le plan des progrès sociaux et environnementaux qui ont été réalisés au cours des dernières décennies. Il y a encore, dans cette formation politique, des personnes qui tentent de rouvrir le débat sur l’avortement. Et comme membre de la communauté LGBT, je ne peux pas croire que 62 députés conservateurs ont voté, tout récemment, contre le projet de loi visant à interdire les thérapies de conversion et les tentatives pour obliger une personne à changer son orientation sexuelle.», a-t-il lancé.

Bien que défenseur de la langue française, l'ex-éditorialiste ne se voyait pas au sein d'une formation souverainiste. 

«Je respecte leurs engagements [aux souverainistes], mais les bloquistes sont condamnés à être dans l'opposition.»

«Si j’ai choisi le Parti libéral, essentiellement, c’est parce que j’ai la conviction que c’est le parti politique dont les valeurs et les principes correspondent le plus aux miens : la dignité, la compassion, la responsabilité, l’égalité des chances, l’inclusion, la diversité. C’est aussi le parti politique qui est le mieux placé pour déployer des actions qui tiennent compte à la fois des enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Au moins, les libéraux reconnaissent l'existence des changements climatiques», a-t-il notamment nommé pour raisonner son choix.

Il a conclu en mentionnant que «27 ans dans l'opposition à Trois-Rivières, c'est inacceptable», faisant ainsi référence au fait que les députés des trois dernières décennies n'ont jamais occupé le pouvoir.

Rappelons que plusieurs candidats d’autres formations politiques fédérales sont déjà connus. On sait entre autres que l’ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, tentera à nouveau de se faire élire sous la bannière du Parti conservateur du Canada. Du côté du Nouveau parti démocratique (NPD), l’auteur Adis Simidzija a confirmé qu’il briguerait l’investiture dans Trois-Rivières. M. Simidzija avait déjà tenté sa chance lors des dernières élections provinciales, comme candidat pour le Parti vert. Enfin, du côté du Bloc québécois, rappelons que la députée Louise Charbonneau ne sollicitera pas un second mandat. Pour le moment, deux personnes se disputent l’investiture dans la circonscription de Trois-Rivières pour lui succéder. Il s’agit de l’éthicien René Villemure et de l’ancien candidat bloquiste dans Trois-Rivières, André Valois. Un autre candidat, Pierre Piché, a été exclu de la course le mois dernier, puisqu’il avait enfreint les règles d’investiture, selon le Bureau national du parti et le comité exécutif de la circonscription.